Ariane Laure

Émerveillée par le cinéma depuis le Roi Lion, mon premier film en salle, j’aime les films qui font rêver, qui hantent et ne nous quittent jamais. J’admire particulièrement la richesse des œuvres de Stanley Kubrick, Christopher Nolan et Quentin Tarantino. Je suis également une adepte du cinéma asiatique, de Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa à Wong Kar-Wai, Hayao Miyazaki et Park Chan-Wook. Travaillant dans le monde juridique, j'écris des critiques à mes heures perdues.

Buzz l’Eclair : spin off vers l’origine et l’au-delà

Après l'excellent Toy Story 4 sorti en 2019, Disney Pixar prolonge la franchise avec Buzz l'éclair, un spin-off dédié à l'histoire du plus célèbre ranger de l'espace. Buzz l'éclair, récit d'aventure initiatique multi-référencé, séduit par son animation, son humour et ses enjeux existentiels. Bon divertissement, il manque cependant un peu d'émotion et de créativité pour séduire pleinement.

Dune de Denis Villeneuve : prodige sombre et mystique

Trente-six ans après le Dune de David Lynch, le réalisateur canadien révèle sa version cinématographique du chef-d’œuvre de Frank Herbert. Le film adopte une atmosphère noire, solennelle et mystique, qui tranche nettement avec la vision un peu kitch et excentrique de la première adaptation.

Festival de Deauville 2021 : John and the hole, Down with the King

Le 10 septembre a marqué la fin de la compétition au Festival de Deauville 2021. John and the hole de Pascual Sisto et Down with the King de Diego Ongaro sont les deux derniers films de la sélection. La cérémonie de remise des prix se déroulera ce samedi soir.

Festival de Deauville 2021 : Red Rocket, We burn like this

Ce 9 septembre, deux nouveaux films entrent en compétition au Festival de Deauville 2021 : Red Rocket de Sean Baker et We burn like this d’Alana Waksman. Deux drames centrés sur des personnages à la dérive, respectivement une star du porno déchue et une descendante de l’Holocauste sans repère.

Festival de Deauville 2021 : Potato dreams of America, Catch the fair one, The Novice

Le Festival de Deauville 2021 révèle trois nouveaux films de la compétition avec Potato dreams of America de Wes Hurley, Catch the fair one de Josef Kubota Wladyka et The Novice de Lauren Hadaway. Des œuvres fortes qui traitent de sujets sociétaux, de lutte et de dépassement de soi. La remise des prix par le jury est attendue ce samedi soir.

Festival de Deauville 2021 : The last son, We are living things, La proie d’une ombre

Le Festival de Deauville poursuit sa présentation des films en compétition avec The Last Son de Tim Sutton, We are living things d’Antonio Tibaldi et La proie d’une ombre de David Bruckner. Un western, un drame touchant à la science-fiction et un film d’horreur qui révèlent la diversité de la sélection de cette édition 2021.

Festival de Deauville 2021 : Pleasure, Pig, JFK L’enquête

Au Festival de Deauville, la compétition continue avec Pleasure de Ninja Thyberg et Pig de Michael Sarnoski. Deux films détonants qui nous immergent dans des univers singuliers : l’industrie pornographique américaine et la forêt d’un ermite chasseur de truffes. Le Festival nous a également donné l’occasion de découvrir JFK L’enquête, le documentaire d’Oliver Stone levant le voile sur les dossiers déclassés de l’assassinat de Kennedy.  

Festival de Deauville 2021 : Blue Bayou, Stillwater, Flag Day

Ce samedi 4 septembre, le Festival de Deauville a ouvert la compétition avec le film Blue Bayou réalisé par Justin Chon. Il nous a également offert en avant-première Stillwater et Flagday, le nouveau film de Sean Penn. Hasard de la programmation ou parti pris organisationnel, ces trois films abordent le thème de la famille et plus particulièrement les relations père-fille. Retour sur cette première journée du Festival, au cœur des familles déchirées.

Newsletter

À ne pas manquer

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.

Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.