Ariane Laure

Émerveillée par le cinéma depuis le Roi Lion, mon premier film en salle, j’aime les films qui font rêver, qui hantent et ne nous quittent jamais. J’admire particulièrement la richesse des œuvres de Stanley Kubrick, Christopher Nolan et Quentin Tarantino. Je suis également une adepte du cinéma asiatique, de Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa à Wong Kar-Wai, Hayao Miyazaki et Park Chan-Wook. Travaillant dans le monde juridique, j'écris des critiques à mes heures perdues.

Le Grand Magasin de Yoshimi Itazu : l’achat responsable

Le Grand Magasin de Yoshimi Itazu propose, dans la catégorie traditionnelle des animés familiaux apprêtés pour Noël, une aventure originale, amusante et attendrissante.  A travers l'apprentissage d'Akino, une nouvelle concierge d'un centre commercial très particulier, le film vend, grâce à une galerie de personnages animaliers hauts en couleurs, des règles de vie, des valeurs humaines, ainsi qu'un message écologique loin d'être anodin en cette période de fêtes. 

Second tour d’Albert Dupontel : la révolte en campagne

Après Neuf mois ferme et Adieu les cons, Albert Dupontel nous offre avec Second Tour une nouvelle comédie décalée à l'humour grinçant. Sur fond d'une campagne électorale particulièrement mouvementée, le film mène une réflexion pertinente sur le monde du pouvoir et des médias. Avec son coutumier brin de folie, le réalisateur nous livre ainsi un regard tantôt enfantin, utopiste, tantôt désenchanté sur l'engagement politique, ses affres et ses promesses. Vive la République !

Deauville 2023 : critique de Joika, palmarès & cérémonie de clôture du festival

Ce samedi 9 septembre a marqué la fin du 49ème Festival du cinéma américain de Deauville. Une édition singulière, sur fond de grève hollywoodienne, où la relative désertion du tapis rouge n’a pas empêché de célébrer le septième art. Qu’il s’agisse de la compétition, des avant-premières ou des documentaires, les films se sont distingués cette année par leurs variétés et leurs richesses. LaRoy, l’exceptionnel thriller à l’humour noir de Shane Atkinson, sort grand vainqueur du Festival, clôturé par le film de danse Joika.

Festival de Deauville 2023 : Fremont, itinéraire d’une afghane isolée

Quatrième long-métrage de Babak Jalali, Fremont, sélectionné en compétition au Festival de Deauville 2023, retrace le parcours d'une jeune réfugiée afghane. A travers ce portrait filmé en noir et blanc, le drame traite avec humour et fantaisie de l'immigration et de la solitude. Par un curieux hasard, Babak Jalali a présenté Fremont le jour même de son anniversaire, en offrant au public le produit phare de la promotion du film, les fameux biscuits croustillants en forme de lune.

Festival de Deauville 2023 : LaRoy, chasses et cadavres à la pelle

Premier long-métrage très remarqué de Shane Atkinson, Laroy part grand favori du Festival de Deauville 2023. Thriller sombre à l'humour noir, porté par des personnages savoureux, une intrigue à rebondissements et une réalisation maîtrisée, Laroy s'inscrit dans l'héritage des frères Coen et de Quentin Tarantino. 

Festival de Deauville 2023 : Cold copy, anatonomie de la vérité

Premier film de la réalisatrice Roxine Helberg, Cold copy est présenté en compétition au Festival de Deauville 2023. Sous la forme d'un thriller d'investigation, le film raconte le parcours de Mia, une étudiante en journalisme ambitieuse et déterminée. Malgré sa tournure peu originale, l'intrigue de Cold copy fonctionne bien et nous interroge sur notre rapport à la vérité. 

Festival de Deauville 2023 : la vie selon Ann, la femme invisible

Présenté en compétition au Festival de Deauville 2023, La vie selon Ann de Joanna Arnow décrit le quotidien d'une femme trentenaire s'épanouissant sans complexe dans la soumission sexuelle comme professionnelle. Un portrait sans relief, aux longueurs parfois dérangeantes, où se succèdent une suite de saynètes plutôt ennuyeuses. 

Festival de Deauville 2023 : Dogman, l’homme qui murmurait à l’oreille des chiens

Après les relatifs échecs commerciaux de Lucy, Valérian et Anna, Luc Besson a épuisé son droit à l'erreur et était attendu au tournant. Avec Dogman, il marque son retour au cinéma en changeant de registre. La science-fiction et l'action laissent ainsi place à un drame singulier boitillant à quatre pattes, sur un fil tenu constamment prêt à lâcher. Présenté en avant-première au Festival de Deauville 2023, le film a été ovationné par le public.

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Kill Bill : The Whole Bloody Affair, la nouvelle séquence anime et le geste hybride que Tarantino a inventé en 2003

Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.

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Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

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