Ariane Laure

Émerveillée par le cinéma depuis le Roi Lion, mon premier film en salle, j’aime les films qui font rêver, qui hantent et ne nous quittent jamais. J’admire particulièrement la richesse des œuvres de Stanley Kubrick, Christopher Nolan et Quentin Tarantino. Je suis également une adepte du cinéma asiatique, de Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa à Wong Kar-Wai, Hayao Miyazaki et Park Chan-Wook. Travaillant dans le monde juridique, j'écris des critiques à mes heures perdues.

Gatsby : la fête démesurée, entre vacuité bourgeoise et mélancolie

Pour fêter dignement le retour du cinéma, LeMagDuCiné revient en juin sur les grands moments de festivités au septième art. Si la fête représente souvent un moment de cérémonie et de joie, elle cache parfois des messages et des émotions plus complexes. Une situation qu’évoque particulièrement The Great Gastby de Baz Lurhmann, dont les scènes de fête constituent des séquences au faste et aux couleurs mémorables.

Les couples mixtes : l’amour au-delà des barrières ethniques

Depuis toujours, l'amour combat les frontières, qu'elles soient géographiques, morales, politiques, raciales ou sociétales. Le cinéma témoigne largement de ces histoires de coeur contrariées, critiquées, jugées répréhensibles ou interdites, et ce en particulier pour les couples "mixtes", où les deux partenaires appartiennent à différentes ethnies. De La flèche brisée à Pocahontas, Devine qui vient dîner... à Loving, les films sont devenus un vecteur essentiel d'évolution des moeurs, d'acceptabilité sociale et de lutte contre le racisme. Analyse.

Au bal des Festivals : Last Words et Teddy

Last Words et Teddy, deux films présentés aux Festivals de Cannes et de Deauville, bénéficient d'une véritable vision d'auteur et rendent chacun hommage au cinéma. Au programme, une fable post-apocalyptique écologique et une comédie horrifique sur l'adolescence.

Festival de Deauville 2020 : Minari, The Assistant, Uncle Frank

Le Festival du cinéma américain de Deauville nous a fait découvrir de bons films lors du premier weekend. Retour sur le début de la compétition avec Minari, The Assistant et Uncle Frank, trois drames traitant respectivement du rêve américain, du harcèlement des femmes au travail et de l'acceptation de l'homosexualité.

Les ingénieurs du son : lumière sur des hommes de l’ombre

Lorsque l’on parle de cinéma, on pense presque toujours d’abord à l’image. Le septième art se découvrirait et se vivrait avant tout avec nos yeux. Pourtant, un autre de nos sens, souvent sous-estimé, occupe un rôle essentiel dans notre expérience des salles obscures : le son, le premier sens que nous percevons avant même notre naissance. C’est bien grâce au son que nous plongeons dans un univers cinématographique donné, et plus largement, que nous ressentons et frissonnons. Que serait en effet une scène d’action sans le sifflement des balles, le retentissements des explosions, les vibrations des vaisseaux ? A l’occasion de ce mois consacré aux techniciens du cinéma, LeMagduCiné revient sur le travail indispensable des ingénieurs du son dans la réalisation et l’appréhension d’un film.

Les meilleurs K-dramas historiques : Empress Ki, Mr. Sunshine, My country

Parfois jugés trop longs, fastidieux par la pléthore de leurs complots et joutes politiques complexes, les dramas historiques coréens peuvent de prime abord rebuter. Pourtant, le genre mérite vraiment d’être étudié et cette période de confinement représentait l’occasion idéale. Les deux dernières années nous ont offert deux dramas magnifiques, haletants et particulièrement riches, Mr. Sunshine (2018) et My country (2019). Un peu plus ancien, Empress Ki (2013) reste le grand classique de la catégorie. Par le prisme de ces trois dramas d'exception, procédons à une petite analyse des thèmes, figures et esthétismes élevant ces séries au rang de chefs d’oeuvre presque sans défaut.

Millennium Actress : hymne à l’amour et au cinéma

L’immanquable Millennium Actress, réalisé en 2001 par Satoshi Kon, arrive enfin sur grand écran ce mercredi 18 décembre. Véritable déclaration d’amour au cinéma, chef d’œuvre de l’animation japonaise, Millennium Actress est une œuvre à découvrir ou à redécouvrir.

L’héritage Jedi dans Star Wars : des idéaux dépassés ?

En attendant la sortie de l’épisode IX de Star Wars, intéressons-nous aujourd’hui aux règles fascinantes et rigoureuses de l’ordre Jedi. Rempli de sagesse, mais aussi de faiblesses et d’échecs, l’enseignement Jedi, qui a connu son âge d’or à l’ère de la seconde trilogie, semble désormais en danger d’extinction. Retour sur les préceptes, les limites et le devenir de ces traditionnelles valeurs Jedis, à l’héritage incertain.

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.

Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.