Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Qu'est-ce qui a pu pousser Anton Tchékhov, médecin philanthrope et, déjà à l'époque, dramaturge reconnu, à quitter Moscou en 1890 pour se rendre sur Sakhaline, la plus grande île russe, au Nord du Japon, et, là-bas, partir à la rencontre des forçats ?
Le geste du peintre n’est jamais un simple mouvement : c’est une écriture du corps, une énergie qui traverse la matière et laisse une trace. Qu’il soit rapide ou méditatif, ample ou retenu, il engage le souffle, la vitesse, la résistance du support. De la calligraphie asiatique à l’action painting, le geste devient pensée, rythme, présence. Une manière de peindre qui révèle autant l’artiste que l’œuvre elle‑même.
Peindre la lumière, c’est tenter de saisir ce qui n’a ni contour ni poids : un éclat, une ombre, une vibration. De Caravage à Turner, de Rembrandt à Turrell, la lumière devient matière, atmosphère, révélation. Elle sculpte les formes, transforme les espaces, ouvre des mondes. Une exploration de ce phénomène insaisissable que les peintres n’ont jamais cessé de poursuivre.
Le silence en peinture n’est jamais un vide : c’est une présence, une tension douce, une respiration qui traverse l’image. De Hammershøi à Morandi, de Hopper à Rothko, certains artistes sculptent l’immobilité comme une matière. Le silence devient atmosphère, attente, profondeur intérieure. Une exploration de ces œuvres qui parlent en se taisant.
Le blanc n’est jamais un vide : c’est une matière, une vibration, une intensité. De Malevitch à Ryman, d’Agnes Martin aux monochromes contemporains, certains artistes en ont fait un territoire radical et méditatif. Le blanc devient lumière, texture, espace intérieur. Une exploration de cette couleur qui n’en est pas une, mais qui ouvre un monde.
La matière n’est jamais neutre : elle résiste, absorbe, accroche, se fissure. De Dubuffet à Fautrier, de Tapiès à Kiefer, certains artistes en ont fait un véritable langage. Textures, épaisseurs, reliefs : la peinture devient surface vivante, terrain de lutte, mémoire du geste. Une exploration de cette dimension tactile et profonde qui façonne l’image.
Le paysage n’est plus un décor : il est une perception, une atmosphère, une relation au monde. De Turner à Monet, de Friedrich à Richter, jusqu’aux installations immersives d’Eliasson, les artistes réinventent le paysage comme sensation, abstraction ou alerte écologique. Une traversée des formes contemporaines du regard.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
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Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.