Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Peindre la lumière, c’est tenter de saisir ce qui n’a ni contour ni poids : un éclat, une ombre, une vibration. De Caravage à Turner, de Rembrandt à Turrell, la lumière devient matière, atmosphère, révélation. Elle sculpte les formes, transforme les espaces, ouvre des mondes. Une exploration de ce phénomène insaisissable que les peintres n’ont jamais cessé de poursuivre.
Le silence en peinture n’est jamais un vide : c’est une présence, une tension douce, une respiration qui traverse l’image. De Hammershøi à Morandi, de Hopper à Rothko, certains artistes sculptent l’immobilité comme une matière. Le silence devient atmosphère, attente, profondeur intérieure. Une exploration de ces œuvres qui parlent en se taisant.
Le blanc n’est jamais un vide : c’est une matière, une vibration, une intensité. De Malevitch à Ryman, d’Agnes Martin aux monochromes contemporains, certains artistes en ont fait un territoire radical et méditatif. Le blanc devient lumière, texture, espace intérieur. Une exploration de cette couleur qui n’en est pas une, mais qui ouvre un monde.
La matière n’est jamais neutre : elle résiste, absorbe, accroche, se fissure. De Dubuffet à Fautrier, de Tapiès à Kiefer, certains artistes en ont fait un véritable langage. Textures, épaisseurs, reliefs : la peinture devient surface vivante, terrain de lutte, mémoire du geste. Une exploration de cette dimension tactile et profonde qui façonne l’image.
Le paysage n’est plus un décor : il est une perception, une atmosphère, une relation au monde. De Turner à Monet, de Friedrich à Richter, jusqu’aux installations immersives d’Eliasson, les artistes réinventent le paysage comme sensation, abstraction ou alerte écologique. Une traversée des formes contemporaines du regard.
L’invisible n’est pas ce qui échappe au regard : c’est ce qui le traverse. De Rothko à Soulages, de Twombly à Kapoor, certains artistes cherchent à capter une aura, un souffle, une présence diffuse. L’invisible devient vibration, trace, espace intérieur. Une exploration de ces formes qui ne se montrent pas, mais qui agissent.
Le temps n’est jamais extérieur à la peinture : il la traverse, la transforme, la marque. De Turner à Monet, de Twombly à Kiefer, les artistes explorent ses traces, ses durées, ses métamorphoses. Le temps devient matière, mémoire, atmosphère. Une traversée de cette force invisible qui façonne l’image.
Regarder un tableau n’est jamais un geste neutre : c’est une distance à ajuster, une présence à accueillir, une tension à habiter. Le regard circule, hésite, revient, construit l’image autant qu’il la reçoit. Une exploration de ce champ invisible où l’œuvre et le spectateur se rencontrent.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.