A Lire

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

« Fils de bourge » : la libellule contre le crapaud

Un gamin qui prend des coups. Une usine qui se met en grève. Et la France de 1936 qui vacille. Éric Stalner parvient parfaitement à fondre l'histoire intime dans la grande Histoire, sans que l'une n'écrase l'autre.

« Hippie Papy » : Honoré et les autres

Zidrou et Arno Monin signent une comédie familiale qui gratte doucement là où ça chatouille. Ils mettent en scène un vieux hippie qui fait du yoga à poil dans son jardin, un fils notaire coincé, une belle-fille qui surveille l'héritage comme le lait sur le feu et un fils adoptif débarqué de Montréal sans prévenir. 

Une vie paisible… dans l’arche de Noé ?

« - Et voilà, le dépôt est enregistré. Vous pouvez rentrer chez vous avec le petit. Un éducateur vous appellera bientôt pour venir le chercher. - Hein ? Euh… Quoi ? Mais je ne veux pas le garder, moi ! Vous n’avez pas de… dortoir ? - Ici, non. Il y a le centre d’accueil au chef-lieu, mais il faut faire de la route. Vous êtes véhiculé ? - Ben non, mais je ne peux pas l’accueillir. Et c’est pas pour moi que je dis ça, c’est pour lui ! - Vous avez de la famille qui pourrait vous aider ? - Ah nonnonnonnon… »

L’écologie vous épuise ? Dépasser les petits tracas

« Et cela résonne : un système contribue à l’évolution d’un système plus large, duquel il reçoit aussi sa propre nourriture. Ainsi un bâtiment contribue à la dynamique de la ville dans laquelle il se situe. Cette même ville lui fournit sa « nourriture » : ses services, infrastructures et règlements. »

« L’Équipée du Bosquet » : une bromance animalière entre cartoon et road trip burlesque

Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.

« Les Trois Maisons de Michel Foucault » : les demeures de la pensée

Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.

« La Sorcière qui a changé le monde » : Margaret Thatcher sous une lumière de morgue

Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.

Umami : savoureux

« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE ! - Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion. - Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ? - Si, si… - Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ? - Oui, cheffe ! »

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Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

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Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

« VOUS AVEZ BIEN CONSCIENCE QU’ON NE PEUT RIEN TOURNER SANS CE SATANE TABLEAU ? »