Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Avec "Zheng Shi : La Rivière des perles", Jean-Yves Delitte nous entraîne dans un pan fascinant de l’histoire de la piraterie : celui de la redoutable Zheng Shi, qui, au début du XIXᵉ siècle, régnait sans partage sur la mer de Chine méridionale.
Les éditions Glénat publient "Kundan", de Luana Vergari et Emmanuel Civiello. Un récit en deux temps, de vengeance et de sang, partagé entre l'Inde et l'Angleterre.
Après "Le Matin de Sarajevo" et "L’Affaire Zola", Jean-Charles Chapuzet et Christophe Girard s’attaquent dans "La Dernière Nuit de Mussolini" à une figure trouble et fascinante de l’histoire du XXe siècle. Publié aux éditions Glénat, cet album de 128 pages revient sur les derniers jours du dictateur italien Benito Mussolini, pour expliquer comment et pourquoi le cadavre du Duce fut pendu aux côtés de Clara Petacci en place publique.
"Alouette" d'Andréa Delcorte, publié aux éditions Glénat, nous entraîne dans un univers étrange et oppressant où s’entremêlent survie, mémoire traumatique et quête identitaire. Le récit, oscillant entre réalisme brut et visions hallucinées, captive par sa narration duale habilement construite et son style graphique hypnotique.
Dans son ouvrage "Auschwitz", publié dans la collection "Repères" des éditions La Découverte, Tal Bruttmann s’attèle à décrypter l’histoire de ce qui demeure, pour beaucoup, le symbole ultime de la Shoah et de l'inhumanité du régime nazi. L'historien reconnu pour ses travaux sur l’antisémitisme et les politiques de répression nazies, nous invite à une exploration rigoureuse et méthodique de l’évolution d’Auschwitz : de son développement en tant que camp de concentration destiné aux Polonais à son rôle central dans la mise en œuvre de la "solution finale". Entre données précises, éclairages inédits et mise en contexte, le livre se révèle être une contribution essentielle à la compréhension de cette page sombre de l’histoire.
Premier tome d'une trilogie signée par Caryl Férey et Corentin Rouge, "Islander : L'Exil" est une œuvre d'anticipation saisissante. Elle nous transporte dans une Europe dévastée par des catastrophes successives, où la survie constitue rien de moins qu'un combat quotidien. Tandis que les nations ferment leurs frontières, l'Islande, dernière terre encore préservée, devient un refuge convoité, mais aussi un théâtre de tensions intenses…
Dans "Sur les traces des archéologues", Séverine Laliberté et Nicola Gobbi nous entraînent dans une aventure fascinante où l’archéologie contemporaine s'appréhende comme un voyage humain et scientifique. À travers des paysages saisissants allant des déserts de Jordanie aux steppes du Kazakhstan, le lecteur suit une équipe internationale à la découverte des mystérieux "desert kites". Ces constructions colossales en pierre, dont l’utilité reste sujette à débat, sont au cœur d’une enquête particulièrement immersive.
« - Bon, si j’devais partir, promets-moi s’y te plait qu’tu laisseras personne enlever le coussin de derrière ma tête… Ou r’couvrir l’horloge ou l’miroir…
- ? Pourquoi qu’on f’rait ça ?
- C’est la coutume chez nous… Des superstitions idiotes pour tout dire… Ton père essaiera aussi d’tourner mon lit pour qu’mes pieds soient à l’est…
- Pourquoi ?
- C’est une tradition baptiste… Et vu qu’l’est pasteur y s’sentira obligé… Même si j’lui ai d’mandé d’pas l’faire.
- J’vais m’disputer avec p’pa à cause de ça ?
- Rappelle-lui juste mes dernières volontés, c’est tout… au cas où il oublierait. »
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.