Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« Je pleure au cinéma. Parfois pour pas grand-chose, une réplique ou une scène suffisent.Je ne crois pourtant pas être plus sensible que la moyenne ; je ne me suis jamais retrouvé en larmes dans un musée ou une salle de concert, encore moins à la fin d’un roman. J’ai même parfois du mal aux enterrements. Mais, terré dans la pénombre d’une salle, le téléphone en « mode avion », le regard rivé à l’écran… Disons pour faire court que les cartes sont redistribuées. Une région de mon cerveau prend le dessus sur les autres, les assiège puis les soumet à sa loi. »
« A cette époque-là, le nom que mes mères me donnaient la plupart du temps et me donnent encore, c’est Burl. Nell dit que c’est un nom qui me va bien, même si je n’arrive pas à voir pleinement le lien, puisque les burls sont les bosses qui se forment sur les troncs des arbres après qu’ils ont subi un genre de blessure, et que des arbres tout neufs poussent à partir des burls d’un vieil arbre. Je ne connais aucune blessure de laquelle j’ai grandi, et les seules choses qui poussent en moi, ce sont mes cheveux et mes poils. »
Paru aux éditions Delcourt, l’album signé par Erkin Azat et la dessinatrice Luxi constitue un acte de transmission, de dénonciation et de résistance. À travers le parcours d’un ingénieur sino-kazakh devenu lanceur d’alerte, ce récit graphique éclaire l’une des tragédies humaines les plus silencieuses de notre époque : la répression massive des Ouïghours et autres minorités turcophones dans le Xinjiang.
Les éditions Anamosa publient un nouvel opus de leur collection "Le mot est faible". Eugénie Mérieau, constitutionnaliste reconnue, enseignante à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheuse à Sciences Po Paris, nous propose une réflexion très actuelle, nourrie par le contexte ouvert par la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024.
Avec "Le Marin céleste", Rodolphe et Olivier Roman nous embarquent pour un nouveau voyage sur la mystérieuse planète Sprague. Cet album, publié aux éditions Daniel Maghen, constitue un récit autonome tout en étant étroitement lié à leur précédent opus. Davantage une plongée complémentaire qu'une suite, l'album permet d'affiner l'immersion proposée dans la fantasy rétro-futuriste et la science-fiction écologique.
Avec la ressortie en intégrale grand format de la série "Les Enragés", les éditions Delcourt nous offrent l'opportunité de redécouvrir l’une des œuvres les plus remarquables du polar graphique des années 1990. David Chauvel au scénario et Erwan Le Saëc au dessin signent ici une cavale noire, violente et désespérée à travers une Amérique brutale et sans pitié.
C'est une plongée intime et délicate que nous propose Lucile Corbeille avec son premier album, "Abîmes", publié aux éditions Delcourt. En 176 pages d’une sincérité bouleversante, l'auteure offre à ses lecteurs une exploration minutieuse et poétique des replis secrets d'une famille aux silences chargés d’histoire et de non-dits.
Sous les paysages pastoraux du sud de l'Angleterre peut couver une noirceur silencieuse, prête à ressurgir. Avec "Downlands", son nouveau roman graphique publié aux éditions Glénat, Norm Konyu nous emmène sur ces chemins tortueux où le surnaturel côtoie intimement les douleurs du réel.
Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.