A Lire

« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Olive » : contre-la-montre

Dans ce second tome intitulé Allô la Terre ?, Olive, adolescente solitaire et repliée sur elle-même, enquête sur le disparition d'un astronaute qu'elle aperçoit dans son univers intérieur.

« Love Love Love » : le soulèvement des machines

Aux éditions Dupuis paraît le premier tome de la trilogie Love Love Love, de Kid Toussaint et Andrés Garrido. Dans un monde futuriste, les androïdes sont pourchassés par les humains qui les ont crées...

« L’Histoire de Naughty Dog » : l’odyssée d’un studio

Après s'être penché sur la saga vidéoludique Harry Potter, Gaëtan Boulanger s'intéresse cette fois au studio Naughty Dog, dont il narre, avec didactisme, la genèse, les créations et l'expansion continue.

John Tanner de retour chez Glénat

John Tanner est un Américain kidnappé par deux Indiens Ojibwé et élevé dans une tribu de la région des Grands Lacs. Après un premier album prometteur, Christian Perrissin et Boro Pavlovic se réunissent à nouveau pour raconter la suite de ses (més)aventures.

« Edmund Kemper » : radiographie d’un tueur

La collection « Serial Killers » (Glénat) s'enrichit d'un nouveau titre consacré à Edmund Kemper, le tueur en série schizophrène et paranoïaque récemment mis en lumière par la série Mindhunter.

Marginal, car « Absolument normal »

« Tous différents », le premier tome de la série Absolument normal, se place à hauteur d'enfants pour sonder la tolérance et l'ostracisme. On y suit le parcours de Cosmo, un lycéen marginalisé par les institutions (dont l'école) en raison de sa banalité...

« Même les extincteurs rêvent de gloire » : divine comédie humaine

Appelez-le au choix Arthur Zingaro ou Ludovic Lavaissière. L'auteur français se livre dans une autofiction désenchantée parue aux éditions Horsain. Au programme : vie de famille, désillusions littéraires et tréfonds de l'être.

Le laboratoire expérimental

« Il faut franchir ce cap, celui de l’addiction. Vous devez trouver l’équilibre entre la félicité que vous ressentez en courant, et la gestion de la vraie vie. Ne vous isolez pas. »

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.