Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Les éditions Delcourt continuent de rendre hommage au travail conjoint d'Ed Brubaker et Sean Phillips. Après Sale Week-end et avant Un été cruel voit le jour Pulp, un récit échevelé et de grande qualité, mettant en scène un scénariste sexagénaire au passé trouble, le tout en format moyen.
La scénariste Séverine Vidal et la dessinatrice Kim Consigny publient aux éditions Delcourt, dans la collection « Encrages », une biographie graphique de George Sand. De ses relations amoureuses à ses combats féministes et sociaux, on découvre une grande figure littéraire engagée dans son siècle.
Docteure en histoire, Delphine Peiretti-Courtis publie aux éditions La Découverte un minutieux tour d'horizon des préjugés formulés à l'encontre des Noirs à travers le temps et sous des dehors scientifiques. C'est à la fois édifiant et passionnant.
Une histoire du cinéma français se penche sur les années 1940-1949. Le regretté Philippe Pallin, ancien inspecteur de l'Éducation nationale, et l'auteur-critique Denis Zorgniotti y analysent une décennie de cinéma à l'aune d'un contexte politique à tout le moins particulier. Leur ouvrage est à la fois riche et passionnant.
Entre 1598 et 1601, Shakespeare a écrit Hamlet. En 2020, Maggie O’Farrell complète le mythe par une réécriture de la réalité : Hamnet – à noter qu’à époque, Hamnet et Hamlet constituent un seul et même prénom. Ce roman magistral, a l’ambiance très particulière, fait revivre un temps le fils unique de Shakespeare, qui mourut en 1596, âgé de onze ans, mais aussi sa mère et ses soeurs.
Dans une bande dessinée très documentée et autobiographique, Lou Lubie revient abondamment sur la cyclothymie, un trouble de l'humeur affectant considérablement la vie des personnes qui en souffrent.
Quand une famille recomposée fait d'un robot géant sa nouvelle demeure, les surprises ne sont pas rares... C'est l'argument principal de H.O.M.E, nouvelle série initiée aux éditions Dupuis.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.