Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« - Dans chaque famille, il y a des non-dits, des tensions muettes, même dans les situations désespérées. Toi qui es en conflit avec tes parents, tu leur as déjà fait part de ce que tu ressens ?
- Impossible… Ils ne m’écoutent pas. Je prends une baffe dès que je veux dire quelque chose.
- Ils sont sur les nerfs depuis qu’ils ont changé de vie, tu sais. C’est une situation compliquée pour eux aussi, j’imagine. Il faut laisser le temps arranger les choses. »
Paru aux Presses universitaires de Rennes, "Théories critiques du film" est un ouvrage collectif dirigé par Édouard Arnoldy, Cécile de Coninck, Mathilde Lejeune, Matthieu Péchenet et Sonny Walbrou. Prenant appui sur Walter Benjamin et Siegfried Kracauer, les auteurs interrogent ce que les théories critiques apportent, méthodologiquement, à l’écriture de l’histoire du cinéma et à l’analyse des films, en alternant mises au point conceptuelles, études de cas et rencontres.
Avec ce deuxième volume de 'La Grande Histoire de Picsou', les éditions Glénat poursuivent la réédition intégrale et chronologique de l’œuvre de Don Rosa. Un ensemble cohérent d'une dizaine de récits principaux et de quatre histoires plus brèves, entrecoupé des notes explicatives de Don Rosa lui-même.
Un tireur d’élite finlandais est resté prisonnier de la Seconde Guerre mondiale. C'est à travers ce pitch que Mort Blanche interroge la fabrication des héros et la persistance de la guerre dans les esprits. Un récit âpre, porté par un dessin rugueux et sans concession, à découvrir aux éditions Bamboo.
Le 7 octobre 2023, l’attaque du Hamas contre Israël, puis la réaction belliqueuse qui s'en est suivie, ont agi comme un torrent dévalant un siècle d’histoire accumulée. Avec "L’Embrasement", adaptation du livre de Michel Goya par Florent Calvez aux éditions Delcourt, la bande dessinée en produit la coupe géologique : elle observe attentivement la pente, les strates et les failles d'un conflit complexe aux multiples ramifications.
Les éditions Larousse publient "Mon carnet de films et séries", imaginé par le vidéaste Amaury Dumontet. Un outil pratique, que l'on imagine avant tout entre les mains de cinéphiles en herbe. C'est en tout cas de cette manière que l'on a choisi de vous le présenter. En « je » et avec un peu d'imagination.
Dans "Le Cocon" (éditions Glénat), Alexandre de Moté et Natacha Sicaud retracent une trajectoire artistique hors norme : celle de Judith Scott. Mais ils font davantage encore : ils sondent la violence asilaire d’une époque et la déflagration qu’a représentée, pour une famille américaine des années 1940, la naissance d’un enfant porteur de trisomie 21.
Avec "Plongée en Addicto", Pauline Aubry s’immerge dans les couloirs de Marmottan et des centres d’addictologie pour comprendre ce que la dépendance fait aux corps et aux familles. L’album procède par l'écoute et le recueil d'informations. Entre pédagogie rigoureuse et récits à hauteur d’humains, il rappelle que derrière chaque produit, il y a une histoire – et qu’au cœur du soin, il y a d’abord une relation de confiance et de respect.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »