A Lire

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

« Hal Hartley » : ligne de foi

Un ouvrage collectif dense et inspiré restitue la cohérence d’un cinéaste longtemps perçu comme marginal, en révélant la force narrative et formelle d’une œuvre décrite comme "dangereusement sincère". C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

La Spirale : infernale

Cet album a été inspiré à l’Anglais Neil Bousfield par son expérience dans un atelier d’impression et de menuiserie où il gérait le travail...

Karl, un androïde au comportement étrange

« - Bonjour, votre nom est Karl, c’est bien ça ? - Oui, c’est bien ça. - J’imagine qu’il est tout à fait superflu de vous faire prêter serment. - Je suis programmé pour dire la vérité. - Voilà qui devrait nous simplifier la tâche. Dans ce cas, commençons. »

« Glitchs » : les failles d’une génération connectée

Entre précarité étudiante et vertige numérique, J. Personne raconte le quotidien d’une jeune Réunionnaise exilée à Paris, dont la survie émotionnelle ne tient qu'à un fil : celui d’une connexion Internet. Un roman graphique lucide, bicéphale, qui dévoile les lignes de fracture entre réel et virtuel.

« Sex Friends » : désir sous algorithme

Des promesses de contacts, fugaces ou durables, à la mise en vitrine des personnes et de leurs egos, les rencontres 2.0 ont redessiné la cartographie du désir. Avec "Sex Friends", Richard Mèmeteau et Colin Atthar radiographient ce théâtre numérique où l’on swipe à l'infini et où l’intimité se négocie à coups de notifications.

« Radio Club » : Los Angeles s’empare du mouvement hip-hop

Publié aux éditions Glénat, Radio Club, d’Alex Jordanov et Ké Clero, se penche sur l’ascension d’un mouvement musical d'envergure planétaire. La West Coast commence à battre au rythme du hip-hop et, au centre de ce nouveau "game", on retrouve un duo des plus improbables : un jeune Français féru de mathématiques et un rappeur en devenir, Ice-T.

« Ruridragon » (vol. 3) : dompter le regard

Dans ce troisième volume, Masaoki Shindō continue d'installer son héroïne au cœur du collectif scolaire et réaffirme les enjeux de la responsabilité et de l’acceptation. Entre organisation d’un festival sportif, tensions adolescentes et manifestations incontrôlées de ses pouvoirs, Ruri poursuit un apprentissage qui dépasse le simple motif fantastique.

La Ville, son attraction malsaine

« Je sais pas… Je crois que ce doit être plus facile de vaincre l’autosupermarket que de trouver une sortie… Il est possible que les fous ce soient nous… »

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Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

« VOUS AVEZ BIEN CONSCIENCE QU’ON NE PEUT RIEN TOURNER SANS CE SATANE TABLEAU ? »