Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
Ce second tome d’"Agent 9" poursuit son travail de détournement : recycler les grands codes du récit d’espionnage pour les offrir, malicieusement désossés, à un jeune lectorat, sans jamais sacrifier ni l’intelligence, ni le plaisir de lecture.
Avec "Le Serment", Mathieu Gabella et Mikaël Bourgouin signent un huis clos chirurgical et cinématographique. Un thriller fantastique tendu, où chaque action semble rapprocher le récit d’un point de non-retour.
C'est aux éditions Glénat. La galette des rois devient le théâtre d’une implosion intime et politique. Et par ce truchement, Hervé Bourhis signe une comédie sociale acide, nerveuse, et furieusement contemporaine.
« - Et qu’est-ce que tu as de tellement particulier ? Des comme toi, il en avait plein ses armoires, le vieux Cuvier !
- Plein les armoires ?! Certainement pas !! Je suis même unique en mon genre, si je crois qui je crois !! Ma tête en impose, elle fait débat… Mais j’ai sévèrement manqué de bol, voilà !! Je paie sans doute pour ce temps où je me considérais moi-même comme n’ayant ni mains, ni yeux, ni chair, ni sang, ni aucun sens… C’était un point de départ rhétorique, mais aujourd’hui, j’en suis bel et bien là !
- Tes os te manquent, tu dois être déprimé.
- C’est vrai que si j’étais entier, tout aurait une autre allure, alors que là !... Un crâne à la dérive, balloté de-ci de-là… précieuse relique un jour, débris douteux le lendemain !... Alors que c’est moi qui ai mis l’homme au centre du monde ! »
« - C’est rare de voir des automobilistes étrangers par ici… et… s’cusez, hein, des dames dans votre état.
- Je suis ici pour le travail. Je cherche un certain Cole Hupp…
- Cole Hupp, vous dites ?
[…]
- Z’avez pas peur des ours, hein ?
- Pourquoi, je risque d’en croiser ?
- Ça oui ! Et le vieux Cole est le plus farouche d’entre eux ! »
« Le mec du rez-de-chaussée, il me montre des images et des vidéos sur son téléphone. Y en a une avec un homme qui filme et sa femme et lui rient ensemble parce que quelle idée cette fumée au port. Ils disent que c’est la preuve de l’incompétence de l’Etat et ils sont d’accord avec le Premier ministre avant même qu’il ne soit lui-même au courant de sa propre incompétence. Sa voix à elle est douce comme celle de ma femme… J’en parlerai pas. Puis il y a une première explosion et elle dit de sa voix qui est comme celle de ma femme : « Mon amour, mon amour, rentrons », et puis pendant que le nuage blanc grossit, la voix de ma femme crie : « Mon amour, mon amour, rentrons tout de suite. » Et puis il y a une deuxième explosion rouge en champignon comme celui de la bombe nucléaire et le souffle prend la femme qui aurait pu être ma femme et l’homme et le téléphone avec, et la vidéo s’arrête et peut-être ils sont morts eux aussi avec ma femme. Sûrement qu’ils sont morts eux aussi vu qu’ils étaient encore plus proches que l’explosion que mon quartier. Seul leur téléphone a survécu. Pas comme moi, moi je suis juste pas mort. On garde les traces qu’on peut. »
Dans "Les Grands Noms du rock", Ernesto Assante propose une autre manière d’écrire l’histoire du rock : non comme une succession de dates et de styles, mais comme un mouvement vivant, contradictoire, indocile, arrimé à ses stars les plus talentueuses.
« Et comme j’étais le plus petit, le plus chétif, celui, donc, qui aurait le plus souffert d’éventuelles brimades, pour me préserver plus encore que les autres, je fus envoyé dans l’école la plus lointaine, la plus sûre. »
Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.