« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.
Parmi les figures héroïques qui ont marqué les deux guerres mondiales, peu peuvent se targuer d’un parcours aussi invraisemblable qu’Adrian Carton de Wiart. Véritable "machine de guerre", ce Belge, officier dans l’armée britannique, a incarné la ténacité et l’absurde résilience d’un soldat prêt à tout endurer. Le Petit Théâtre des Opérations, signé Julien Hervieux et illustré par Monsieur le Chien, rend hommage à ce personnage hors norme dans un récit aussi amusant qu’instructif.
Becky Cloonan et Tula Lotay publient aux éditions Delcourt "Somna", une œuvre hybride mêlant thriller érotique, critique sociale et exploration onirique. Dans un village anglais du XVIIe siècle, en pleine chasse aux sorcières, le destin d’Ingrid, épouse du chef des inquisiteurs, bascule. Frustrée par un mariage étouffant et hantée par des rêves érotiques où une ombre démoniaque l’initie au plaisir, la jeune femme voit les frontières entre réalité et illusion se dissoudre, jusqu’à l’inévitable confrontation avec le patriarcat brutal de son époque.
Avec "Pyongyang Parano", Antoine Dreyfus, Emmanuelle Delacomptée et Fanny Briant nous offrent un récit graphique proche du documentaire. Inspirée de l'expérience authentique d’Antoine Dreyfus, cette bande dessinée nous entraîne au cœur de la Corée du Nord, l’un des régimes les plus opaques et répressifs au monde. À travers les mésaventures de deux journalistes se faisant passer pour des négociants en chocolat, l’ouvrage allie avec brio l'humour absurde à une critique incisive du système nord-coréen.
Avec "Le Cas David Zimmerman", publié aux éditions Sarbacane, Lucas et Arthur Harari s’associent pour proposer un album intrigant et rivé aux questions identitaires. Explorant les frontières entre fantastique, thriller et introspection, ce volumineux roman graphique (360 pages) place son protagoniste dans une situation troublante et potentiellement inextricable.
« Depuis la fin de la guerre, notre pays manque de bras. Cela fait dix ans que le gouvernement invite des ressortissants de nos colonies à venir travailler dans les usines. Le secteur minier des Cornouailles, en particulier, a eu cruellement besoin de main-d’œuvre et beaucoup d’immigrés d’Inde et d’Afrique y ont été employés. Lorsque ces immigrés sont devenus aussi nombreux que les locaux dans certaines régions, les nationalistes ont commencé à exiger le renvoi des travailleurs étrangers. Et les tensions ont commencé à croitre avec les exploitants des mines. »
« - Mais enfin, où veux-tu que je sois ? Je te l’ai déjà dit cent fois : si je réponds pas au téléphone pendant plus de deux ou trois heures, c’est que je suis en… ? En ?
- Garde à vue ?
- Voiiiilà !
- Oh, une histoire idiote de commande de café par satellite. Je t’expliquerai. »
« Et l’amour, c’est pas comme une tarte. T’en as pas un stock limité. C’est… C’est plus… Un peu comme les masques à oxygène, ceux qui tombent du plafond des avions quand ils doivent atterrir en extrême urgence : tu ne peux pas aider les autres si tu n’as pas respiré dans le tien avant. »
"Lawmen of the West", dirigé par Tiburce Oger, est le dernier volet en date d'une série d’anthologies graphiques retraçant l’histoire tumultueuse du Far West américain. À travers quatorze récits authentiques, cet album nous plonge dans l’univers brutal de ceux qui ont tenté d’imposer la loi dans une terre hostile où justice rimait souvent avec violence.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.