« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.
Les éditions Delcourt publient "Almudena", de Samuel Teer et Mar Julia. Un récit aux enjeux identitaires, familiaux et sociaux significatifs, qui s'entremêlent au contact d'une adolescente de 14 ans.
Dans "Les Nébuleuses", Anaïs Félix et Camille Pagni mettent en vignettes une romance qui dépasse les codes conventionnels de l’amour. Camélia et Tom, deux étudiants bruxellois, font partie d'une jeunesse en rupture avec les modèles dominants, en quête de sens et de repères affectifs.
"This Must Be Love" et "Moon et Iro" voient le jour aux éditions Milan, dans la collection "Yam-Yam". Deux récits accessibles, bien menés et plus profonds qu'il n'y paraît.
Les éditions Aventuriers d'Ailleurs publient "Frankenstein ou le Prométhée moderne", conçu par Sergio A. Sierra et illustré par Meritxell Ribas Puigmal. À mi-chemin entre fidélité au roman originel de Mary Shelley et innovations esthétiques, l'album propose un regard renouvelé sur une œuvre qui continue d'intriguer et de fasciner.
« Pour ce qu’on en sait, l’être humain est la seule espèce du règne animal qui enterre ses morts. A partir du moment où Neandertal et Sapiens ont pris conscience de la finitude de la vie, ils ont prêté à la mort un sens mystique. On a alors commencé à faire des offrandes aux défunts et à les enterrer dignement, comme s’il fallait qu’ils soient bien rangés pour la postérité. Les rituels funéraires prétendaient faciliter le passage du défunt vers l’autre monde… tout en aidant les vivants à supporter la douleur de la perte. Déterrer un corps, étudier son emplacement et les objets trouvés à ses côtés… Tout cela donne des indices sur les modes de vie et de pensée de nos ancêtres. Les tombes en disent beaucoup d’une société. »
Avec "Zheng Shi : La Rivière des perles", Jean-Yves Delitte nous entraîne dans un pan fascinant de l’histoire de la piraterie : celui de la redoutable Zheng Shi, qui, au début du XIXᵉ siècle, régnait sans partage sur la mer de Chine méridionale.
Les éditions Glénat publient "Kundan", de Luana Vergari et Emmanuel Civiello. Un récit en deux temps, de vengeance et de sang, partagé entre l'Inde et l'Angleterre.
Après "Le Matin de Sarajevo" et "L’Affaire Zola", Jean-Charles Chapuzet et Christophe Girard s’attaquent dans "La Dernière Nuit de Mussolini" à une figure trouble et fascinante de l’histoire du XXe siècle. Publié aux éditions Glénat, cet album de 128 pages revient sur les derniers jours du dictateur italien Benito Mussolini, pour expliquer comment et pourquoi le cadavre du Duce fut pendu aux côtés de Clara Petacci en place publique.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.