BD Mangas

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.

« Lily Renée » : pionnière des comics et survivante de l’Histoire

Paru chez Marabulles, "Lily Renée", d'Arnaud Floch et Janis Do, retrace le destin exceptionnel d’une jeune autrichienne juive, passionnée de dessin, que le siècle a forcée à l’exil avant qu’elle ne trouve, à New York, un espace pour exprimer son art. Le récit est plus qu'une biographie illustrée. C’est une double fresque : d’un côté, le parcours intime d’une enfant déracinée par le nazisme, privée de ses repères et de ses parents ; de l’autre, la plongée dans un univers que l’on associe trop souvent aux super-héros virils, l’industrie des comics, où, en pleine guerre, les femmes ont occupé une place décisive.

« Murder Falcon » : le Metal qui terrasse les démons intérieurs

L'énergie brute, la charge intime. Voilà les deux pôles de "Murder Falcon", signé Daniel Warren Johnson et réédité par Delcourt. Derrière ses airs de défouloir metal et d’actions spectaculaires, ce récit abrite en creux une réflexion sur la résilience, la maladie et la puissance cathartique de la musique.

« Les Justes : Émilie et Oskar Schindler » : des héros discrets

On connaît Oskar Schindler à travers le prisme de Steven Spielberg, qui a porté au cinéma l'histoire de cet homme d'affaires nazi devenu héros humaniste. Mais derrière cette icône forgée dans l'acier hollywoodien se tenait une autre figure, tout aussi importante, bien que restée dans l’ombre : Émilie Schindler, son épouse, mais surtout son alliée dans l’entreprise de sauvetage qui a permis à plus de 1200 Juifs d’échapper à la déportation. C’est à elle, à ce duo tragique et fascinant, que Jean-Yves Le Naour et Christelle Galland consacrent ce volume de la série "Les Justes", nouvelle collection de récits graphiques.

Le trépassé de Kermellec : un assassinat et ses conséquences

« - Seigneur ! Quelle folie a pris ce Kermeur ! Il n’a aucune chance. - Qui sait ! Il m’a l’air d’un homme plein de ressources ! »

« Batman Off-World » : quand le Chevalier Noir décroche la lune

Batman a toujours été un personnage enraciné dans l’ombre de Gotham : ses toits suintant de pluie, ses ruelles où s'exprime la corruption, son éternel face-à-face avec une humanité dévoyée. Or voici qu’avec "Batman Off-World", Jason Aaron et Doug Mahnke décident de l’arracher à son terrain de jeu naturel pour l’expédier, littéralement, aux confins de l’Univers. Une audace qui pourrait sembler artificielle – l’homme chauve-souris catapulté au milieu des étoiles – mais qui se révèle au contraire une formidable machine à réinterroger le mythe. L'album est à découvrir aux éditions Urban Comics.

Nouveau volet pour « Valhalla Bunker »

Dix ans après la chute du "Valhalla Hotel", on croyait la page tournée, les délires nazis définitivement ensevelis sous les gravats et les flammes. Mais c’était mal connaître l’univers de Fabien Bedouel. Dans "Valhalla Bunker – Thunder and Lightning", l’auteur reprend seul le flambeau de cette histoire à la fois absurde, violente et délicieusement irrévérencieuse. Résultat : une bande dessinée qui s’assume comme une série B survoltée, entre hommage aux comics, clins d’œil rock et humour féroce.

« La Porte ouverte » : de la bande dessinée

En 1972, derrière une porte anonyme de l’université de Vincennes, Dominique Hé découvre par accident un atelier de bande dessinée. Jean Giraud, alias Moebius, en est le maître d’œuvre. Cette rencontre fortuite allait décider d’une vie entière. Cinquante ans plus tard, le principal concerné revient sur cette origine dans "La Porte ouverte" (Glénat), un récit autobiographique en 120 pages où l’auteur retrace ses débuts, ses tâtonnements et surtout l’effervescence d’un âge d’or de la bande dessinée française.

« IRL » : quand l’écran prend vie

La frontière est ténue, presque imperceptible. D’un côté, l’univers virtuel, anonyme, opaque, où circulent données, pseudonymes et cryptomonnaies. De l’autre, la vie quotidienne, ses parents qui s’inquiètent, ses amis de lycée, ses professeurs exigeants. Roxane, 17 ans, se croyait capable de maintenir cet équilibre fragile. Mais dans IRL, signé par Mark Eacersall, Henri Scala et Jérôme Savoyen, l’écran cesse d’être une barrière : il devient un miroir, cruel et implacable, qui renvoie l’adolescente à ses propres responsabilités.

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