« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.
On connaît Fabien Toulmé pour "L’Odyssée d’Hakim". Avec "Ulis", son nouvel album, il s’aventure dans un territoire encore méconnu : celui des classes spécialisées d’inclusion scolaire et des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH).
Les éditions Daniel Maghen publient "Artifices", un one-shot de 112 pages, scénarisé par Mathieu Mariolle et mis en images par Julen Ribas. L’album retrace un épisode méconnu mais authentique de l’histoire coloniale française : l’envoi, en 1856, du prestidigitateur Jean-Eugène Robert-Houdin en Algérie, afin de contrer l’influence des marabouts kabyles et, selon l’expression de l’époque, "pacifier" la région.
Un échiquier, deux hommes, une époque. Le 17 juillet 1978, à Baguio, aux Philippines, le monde entier retient son souffle. Sur la scène du Palais des Congrès, deux joueurs d’échecs s’installent face à face. Le premier, Anatoli Karpov, champion en titre, est la vitrine la plus brillante de l’URSS triomphante, encadré par une délégation pléthorique de médecins, espions et même d’un parapsychologue. Le second, Viktor Korchnoï, plus âgé, indocile, a claqué la porte du régime et trouvé asile en Suisse. Entre ces deux figures antagonistes se rejoue une partie autrement plus vaste : celle de la guerre froide. Avec "Le Roi sans couronne", Toni Carbos adapte en bande dessinée le roman de Javier Cosnava et entraîne son lecteur dans une double intrigue où la tension géopolitique se mêle à un récit policier aux accents de thriller.
Quelque part à la frontière entre la fable et le cauchemar, "C’est où, le plus loin d’ici ?", publié aux États-Unis par Image Comics et désormais traduit aux éditions Casterman, appartient à la lignée des œuvres post-apocalyptiques qui placent l’adolescence au cœur de la fin du monde.
On a souvent reproché aux manuels de management leur sérieux compassé, leur jargon gorgé d’anglicismes et leurs schémas ternes. Mais que se passe-t-il lorsqu’on choisit d’éclairer les travers et les fulgurances du monde managérial à travers… une bande dessinée ? C’est le pari de Ludovic Girodon et Jack Chadwick avec "Un manager presque parfait" (Marabout). À mi-chemin entre le guide pratique et la BD humoristique, l’ouvrage déploie en 80 pages une galerie de situations que tout manager reconnaîtra, parfois avec un sourire gêné, parfois avec un soupir de soulagement : ouf, je ne suis pas le seul !
Avec "Sid Cooper", Pendragon imagine un récit fantastique où adolescence cabossée, fureur punk et apocalypse végétale s’entrelacent. On en ressort éraflé mais conquis.
Nouveau volume de Dragon Ball Full Color, qui annonce l’affrontement de Gokû adolescent face au fils de Piccolo Daimaô, lors du 23ᵉ Tenkaichi Budokai. Le manga a cessé d’être un conte initiatique léger pour plonger dans une dramaturgie plus sombre, plus tendue et surtout plus spectaculaire, avec des enjeux d'ampleur biblique.
À la fin de l’été, quand les plages se vident et que les parasols repliés laissent derrière eux un sentiment d'abandon, il reste parfois, dans certaines stations balnéaires, quelques lieux hors du temps où la fiction estivale se prolonge. Chez Vincent Turhan, c’est un vieux cinéma d’art et d’essai, tenu par Alma et Rio, couple au bord de l’essoufflement. Leurs gestes quotidiens, leurs espoirs érodés, leur passion contrariée gravitent autour d’un écran : ce rectangle lumineux où tout peut recommencer, où tout peut s’effondrer aussi…
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.