Avec "Lee Horn : Le Fantôme de Wounded Knee", Philippe Thirault et Gilles Mezzomo font courir une même violence de l’Ouest américain aux Philippines, avant de la ramener dans les rues de New York. Derrière les habits du western et le moteur assez classique de la vengeance, leur album sonde surtout le destin de Lee Horn, un homme successivement adopté, déplacé, enrôlé, amoureux et endeuillé, qui aura passé sa vie à chercher une place dans des mondes qui ne savaient que faire de lui.
Dans "Post Mortem", Zoé voulait seulement tricher à un contrôle d’histoire. En invoquant quelques grands noms du passé, elle a surtout ouvert la porte à une bande de fantômes envahissants. Et à une succession de gags qui vise d’abord les jeunes lecteurs.
Dans "Foucault disparaît", Paul Auer et Benoît Schupp ne résument pas l'œuvre du sociologue et philosophe français : ils racontent un homme happé par les livres autant que par les luttes de son temps. À l’occasion du centenaire de sa naissance, ce roman graphique fait du mouvement intellectuel, politique et physique (la Tunisie, par exemple) le fil rouge d’un portrait nécessairement partiel.
Dans "Aiôn", Ludovic Rio se livre aux fondamentaux de la science-fiction. Il s'intéresse à la robotique et ses lois, à l'espace, au temps, mais aussi aux limites morales de la science, dans un récit échevelé.
Dans "Les Adieux du rhinocéros", le scénariste Pierre-Roland Saint-Dizier et le dessinateur Andrea Mutti se penchent sur le scandale du braconnage, sur la corruption qu'il occasionne et sur le destin, en pointillé, des espèces menacées. Divertissant et instructif.
"Le Dernier refuge", pour les animaux errants comme pour les morts, c'est un cimetière entretenu par un jeune homme sensible et quelque peu effacé. Sur fond de Première guerre mondiale, cet espace où l'on inhume les animaux se voit menacé, puis investi par les villageois qui veulent se protéger des bombardements ennemis. De quoi repenser la notion de refuge.
Dans "Algues vertes", il n'est pas seulement question d'écologie. Inès Léraud et Pierre Van Hove narrent par le menu les collusions entre l'industrie et la politique, ainsi que quelques-uns des secrets inavouables de la Bretagne. Des années d'enquête se versent dans cette bande dessinée indispensable.
"Le berger et le loup, c'est pas fait pour être ensemble" : Gaspard le berger, page 18. Pourtant, tous deux visent le même territoire. Page suivante, Gaspard ajoute "La chasse au chamois commence la semaine prochaine, ça me démange"...
Le tome 1 de "Chez Adolf" raconte l'avènement du nazisme et les répercussions que cela a pu avoir sur un immeuble banal dans un village quelconque. Rodolphe scénarise avec talent une Allemagne redéfinie touche par touche. Il emploie à cette fin un professeur, un tenancier de bar, une famille juive, un curé, les jeunesses hitlériennes...
François Schuiten « Le Mystère de la Grande Pyramide n’avait jamais été complètement éclairci, Le Dernier Pharaon jettera peut-être une nouvelle lumière sur cette aventure... »
Avec "Crossed", Hi Comics commercialise l'intégrale du cycle de Garth Ennis et Jacen Burrows. Quelques rescapés d'une contamination mondiale fuient des croisés barbares et sadiques. Comment s'organiser dans un monde post-apocalyptique ? Que faire des anciennes règles ? Le récit, survivaliste, fait la part belle à la résilience et aux scènes d'horreur.
Avec "Lee Horn : Le Fantôme de Wounded Knee", Philippe Thirault et Gilles Mezzomo font courir une même violence de l’Ouest américain aux Philippines, avant de la ramener dans les rues de New York. Derrière les habits du western et le moteur assez classique de la vengeance, leur album sonde surtout le destin de Lee Horn, un homme successivement adopté, déplacé, enrôlé, amoureux et endeuillé, qui aura passé sa vie à chercher une place dans des mondes qui ne savaient que faire de lui.
Dans "Post Mortem", Zoé voulait seulement tricher à un contrôle d’histoire. En invoquant quelques grands noms du passé, elle a surtout ouvert la porte à une bande de fantômes envahissants. Et à une succession de gags qui vise d’abord les jeunes lecteurs.
Henri Atlan « Votre question revient en fait à se demander par quoi les sociétés humaines sont animées. D’un côté nous avons affaire à des systèmes mécaniques, où les processus se déroulent de manière impersonnelle ; mais de l’autre, ce qui se passe dans la tête d’un certain nombre d’individus, ou dans leurs œuvres, leurs discours, transmis à d’autres de façon au moins partiellement consciente, peut jouer un rôle déterminant. Autrement dit, comparées aux sociétés animales, les sociétés humaines ont des propriétés spécifiques qui les font évoluer d’une manière nouvelle et beaucoup moins prédictible – plus créative pourrait-on dire -, où des facteurs originaux, liés aux phénomènes de conscience personnelle et de linguistique, donnent l’illusion d’un libre arbitre et d’une maîtrise possible de nos choix. »
Dans "Foucault disparaît", Paul Auer et Benoît Schupp ne résument pas l'œuvre du sociologue et philosophe français : ils racontent un homme happé par les livres autant que par les luttes de son temps. À l’occasion du centenaire de sa naissance, ce roman graphique fait du mouvement intellectuel, politique et physique (la Tunisie, par exemple) le fil rouge d’un portrait nécessairement partiel.
Dans "Propaganda, l’art de manipuler l’opinion", Françoise Ruscak et Maxime Belloche transforment l’essai d’Edward Bernays, paru en 1928, en un récit dessiné accessible et malicieusement dialogué. Une jeune stagiaire en communication y rencontre le fantôme du théoricien des relations publiques : l’occasion d’éprouver ses idées à l’aune d’un siècle de bouleversements médiatiques.