À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
"Monstres de maison", d'Eleonora Marton, apprend aux plus jeunes à dédramatiser leurs frayeurs nocturnes. Pour ce faire, il ausculte la nature onirique de quelques visions cauchemardesques, en adoptant le point de vue de Lola, une fillette.
"Si Louise ne veut pas du secrétariat national que Franck lui a offert pendant son discours de Caen, sans trop savoir
comment la refuser – dilemme –, Ballester est quant à lui écartelé entre ses sentiments pour Louise, sa fidélité à Franck et son allégeance stratégique à Chanelle : dilemme au cube."
De l'Argentine au Pakistan en passant par l'Allemagne ou les États-Unis, les intérêts chinois tendent à former une toile dans laquelle sont engluées toutes les régions du monde. Les journalistes Éric Chol et Gilles Fontaine narrent la suprématie de l'Empire du Milieu partout où elle tend à s'exprimer.
Autrice et collaboratrice au Monde Diplomatique, Sophie Eustache ajoute sa pierre à un édifice déjà immense : la mise en cause de pratiques journalistiques et de conditions de travail diminuées suite aux concentrations capitalistiques dans le secteur de la presse, à l'importance croissante de la publicité, à l'instantanéité ou à l'avènement de l'Internet.
Aux éditions LettMotif paraît un essai de David Da Silva évoquant les liens épineux entre les films historiques hollywoodiens et les cultural studies. C'est sous cet angle original que l'auteur traite des conflits d'historiens et de minorités à l'œuvre à Hollywood.
Les éditions La Découverte republient un ouvrage didactique : "Une brève histoire des crises financières", de Christian Chavagneux, éditorialiste à Alternatives économiques, revient sur les grands épisodes de krach économique. Avec un souci de pédagogie et de mémoire.
Après les récents dictionnaires du péplum et du cinéma italien, les éditions Vendémiaire renouent avec le septième art – mais aussi le cinquième. Dans une encyclopédique "Anthologie des dystopies", le journaliste et romancier Jean-Pierre Andrevon revient sur « les mondes indésirables de la littérature et du cinéma ».
Une Machine comme moi, dernier né de Ian McEwan est sorti en France en janvier 2020. L'oeuvre, en apparence simple, est foisonnante. Elle confronte l'humain à ses propres limites à travers des personnages typiques du cinéma de l'auteur. En pensant faire le bien, ils se confrontent à l'inconstance humaine. Une belle leçon dans une réalité made in McEwan qui lui permet d'aborder mille sujets. A quand l'adaptation ciné ?
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.