Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Cent cartes pour parcourir une décennie que la mémoire tend parfois à réduire à ses refrains et à ses couleurs. Avec cet "Atlas des années 1960", Gordon Kerr et l’illustratrice Claire Rollet font voisiner l’effervescence culturelle, les conquêtes sociales et les lignes de fracture qui traversent le monde.
Pour la énième fois, la biographie que Bernard Crick consacre à George Orwell se voit rééditée, dans une version actualisée et augmentée, chez Flammarion. L'« écrivain politique » y est présenté en tant qu'auteur, penseur, citoyen et homme. Son œuvre fait l'objet d'une dialectique documentée et nuancée.
Mademoiselle Audrina, illustratrice à succès sur Instagram, avec ses 25 000 followers, a été invitée par la maison d'édition Kiwi à publier son premier livre. Pour l'occasion, c'est la thématique que l'artiste explore depuis un an qui a été choisie : la magie, le fait d'être une sorcière. Notre avis sur Mes tutos de sorcière bienveillante.
Nicole Coolidge Rousmaniere, conservatrice des arts japonais au British Museum de Londres, et Matsuba Ryōko, spécialiste des arts et des cultures du Japon, passent en revue l'histoire et les singularités du manga dans un ouvrage comportant autant de fiches thématiques que d'interviews ou d'études de cas.
Les Impressions nouvelles nous proposent un ouvrage très intéressant portant sur les adaptations en bande dessinée. À travers plusieurs analyses, Jan Baetens interroge les concepts de fidélité, de distance ou de réappropriation des œuvres littéraires adaptées.
Le sociologue Jean-Louis Fabiani publie aux éditions La Découverte une étude sur Clint Eastwood. Il interroge sa persona, les valeurs véhiculées par ses films et les stéréotypes qui lui collent à la peau.
Les éditions Glénat publient une nouvelle édition du Guide du zizi sexuel. Cet opuscule de vulgarisation à l'attention des jeunes lecteurs à partir de neuf ans s'est écoulé à plus de 1,5 millions d'exemplaires depuis 2001. Rédigé avec le soutien de professionnels de l'éducation à la santé sexuelle, il se place à hauteur d'enfants pour évoquer l'amour, le sexe, le consentement, les règles, la puberté ou encore l'appareil génital.
On le sait : au cours de leur histoire, la littérature et l'art ont souvent eu partie liée. En se penchant avec érudition sur la période 1830-1930, Julien Bogousslavsky narre une expansion continue : celle des illustrations qui investissent les livres – de Delacroix à Gauguin –, celle des dessinateurs qui mettent en mots après avoir mis en images, ou celle des auteurs effectuant le chemin inverse. En compagnie de Picasso, Delaunay, Manet, Zola, Courbet ou Verlaine, le lecteur est invité à parcourir « cent ans de pérégrinations, durant lesquels art et littérature foisonnèrent et s'enchevêtrèrent de la façon la plus proche ».
Vingt années après sa première édition, l'économiste français Laurent Cordonnier publie une version actualisée et augmentée de l'essai Pas de pitié pour les gueux. Il y est question des théories économiques néoclassiques du chômage culpabilisant les demandeurs d'emploi et sanctifiant le marché du travail.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.