À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
L'historien Pascal Blanchard et l'anthropologue Gilles Boëtsch publient Le Racisme en images aux éditions de La Martinière. Des caricatures aux affiches politiques en passant par les films, peintures ou publicités, ils énoncent toutes ces fois où les stéréotypes, physiques ou culturels, ont infusé à travers des représentations abondamment diffusées.
Journaliste à Mediapart et auteur d'Une histoire populaire du football, Mickaël Correia publie aux éditions La Découverte un essai intitulé Criminels climatiques, au cours duquel il enquête sur les activités de Gazprom, Saudi Aramco et China Energy, les trois multinationales les plus émettrices de CO2 de la planète, respectivement actives dans le gaz, le pétrole et le charbon.
Depuis quelques années maintenant, les influenceurs ont investi la sphère du livre et les éditeurs chassent désormais sur le terrain de jeu du célèbre...
2021, comme 2020, a été une année riche en découvertes littéraires et en approfondissement de la littérature anglophone. Revenons ensemble sur ce qui nous a le plus marqués.
Journaliste et diplômée en Histoire de l'Art, Chiara Pasqualetti Johnson publie aux éditions L'Imprévu un beau-livre mettant à l'honneur cinquante femmes d'exception.
Docteure en neurobiologie, Adèle B. Combes publie aux éditions Autrement l'ouvrage Comment l'université broie les jeunes chercheurs, essentiellement basé sur le témoignage de trois doctorants. Par ce biais, mais aussi à l'aide des données issues d'une enquête qu'elle a menée auprès de 2000 étudiants (« Vies de thèse »), elle entend objectiver les souffrances résultant des écoles doctorales.
En association avec l'Agence France-Presse, les éditions La Découverte publient Focus, un ouvrage mettant à l'honneur le travail des photographes, et donnant à ces derniers l'occasion de verbaliser leurs expériences professionnelles, sur un terrain où l'émerveillement le dispute souvent à l'angoisse, et où ils bénéficient d'un contact privilégié avec les grands événements de notre temps.
Guillaume Le Disez, Fred Pizzoferato, Marie Casabonne et Claude Gaillard publient Slashers aux éditions Glénat/Vents d'Ouest. Ils y analysent l'évolution de ce courant cinématographique souvent caricaturé, ainsi que ses éléments constitutifs, et se penchent sur certains des nombreux débats qu'il a suscités au fil du temps.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.