À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Docteur en sciences politiques, auteur des Subversifs hollywoodiens, Jean-Philippe Costes se penche aux éditions LettMotif sur un comédien mythique mais néanmoins mystérieux. Et c'est à partir d'une filmographie caractérisée par la pluralité et la fécondité qu'il cherche à décrypter ce qui constituait l'étoffe du génial Cary Grant, souvent aperçu devant la caméra d'Alfred Hitchcock, Howard Hawks, George Cukor ou encore Stanley Donen.
Les éditions Autrement publient l'Atlas de l'invisible, de James Cheshire et Oliver Uberti. Exploitant toutes sortes de données spatiales, économiques, sociales et environnementales, les auteurs élaborent une soixantaine de cartes pour mieux appréhender le monde qui nous entoure.
Les éditions Flammarion publient Les Dépossédés, du géographe Christophe Guilluy. Ce dernier revient une nouvelle fois sur la France rurale et périphérique, sur les phénomènes de gentrification et de métropolisation, tout en épinglant ce qui sert d'incubateur à la résistance et aux mouvements sociaux tels que celui des Gilets jaunes.
Maître de conférences en sciences économiques, Nicolas Da Silva publie La Bataille de la Sécu aux éditions La Fabrique. Il y expose les origines de la Sécurité sociale et la manière dont l'État s'est réapproprié, par petites touches, des organismes mutualistes longtemps aux mains des travailleurs.
Christopher Bouix publie Alfie aux éditions Au Diable Vauvert. Il y narre l'arrivée, aux conséquences insoupçonnées, d'une IA de domotique dans une famille moyenne.
Enseignante-chercheuse en histoire, Mathilde Larrère prend le parti, original, de raconter une histoire du féminisme à travers une série d'objets porteurs de significations genrées ou détournés jusqu'à revêtir une forte connotation sociale et politique. Les illustrations inspirées de Fred Sochard, de même que des interviews ou des extraits de textes, de discours ou de chansons, viennent utilement compléter son propos.
Le politiste et spécialiste des questions syndicales Jean-Marie Pernot publie Le Syndicalisme d'après aux éditions du Détour. Il y livre une réflexion lucide sur l'état de ces organisations professionnelles aujourd'hui quelque peu démonétisées.
Retour sur quelques nouveautés. Au programme : Après le 13 novembre, Confessions d'une femme normale, L’Odyssée des gènes et Les Pompiers : Point de pression.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.