Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Cent cartes pour parcourir une décennie que la mémoire tend parfois à réduire à ses refrains et à ses couleurs. Avec cet "Atlas des années 1960", Gordon Kerr et l’illustratrice Claire Rollet font voisiner l’effervescence culturelle, les conquêtes sociales et les lignes de fracture qui traversent le monde.
Gilles Favarel-Garrigues publie La Verticale de la peur aux éditions La Découverte. Il y analyse le détournement de la loi à des fins coercitives dans un système poutinien caractérisé par la verticalité, le kompromat, la culture de la peur et les collusions d'intérêts.
Les éditions Autrement publient l'Atlas géopolitique d'Israël. Cet outil précieux permet de mettre en lumière certains des grands enjeux du seul État juif du Proche-Orient.
Les éditions du commun publient Ceci n'est pas un atlas, un ouvrage collectif permettant de mettre en lumière, à travers 21 cas concrets, la manière dont la cartographie peut être adoptée à des fins critiques, en exploitant des données (publiquement disponibles ou collectées à cette fin) pour objectiver des situations sociales méconnues et offrir une meilleure visibilité à des groupes habituellement marginalisés.
Il s'était déjà penché sur la saga Rocky et sur le binôme Stéphane Brizé-Vincent Lindon. Quentin Victory Leydier publie cette fois, toujours aux éditions LettMotif, une monographie consacrée à John Cassavetes. Très libre sur la forme, plus passionnée qu'académique sur le fond, cette dernière nous permet de papillonner dans la filmographie du cinéaste américain, au gré des pérégrinations discursives de l'auteur. Avec John Cassavetes conjugue l'analytique, le définitoire et l'anecdotique, au sein d'une publication aérée faisant la part belle aux illustrations et caractérisée par son papier noble et épais. Une édition soignée, qui se lit avec légèreté, sans toutefois rien sacrifier des sophistications d'un cinéaste passé à la postérité. On a voulu creuser plus avant le sujet et adresser quelques questions à l'auteur, qui a eu l'amabilité de nous répondre.
Retour sur plusieurs parutions récentes. Au programme : Capitaine Vaudou : Le trésor de Christophe Colomb, Ange Leca, Les Petits Voyageurs de L'art : La Joconde...
Stéphane Benaïm publie aux éditions LettMotif l'essai John Carpenter, un ange maudit à Hollywood. Il y revient, en clerc, sur le caractère fondateur, dérangeant et inventif d'un cinéaste dont le talent a été indexé, à son corps défendant, à une forme d'incompréhension publique.
La collection « Champs » des éditions Flammarion compte un nouveau titre avec Toxic Data, du mathématicien et écrivain français David Chavalarias. Ce dernier explique comment les biais cognitifs et les opérations sémantiques concourent, sur les réseaux sociaux, à altérer notre jugement et à influer sur notre opinion. Avec en ligne de mire : la crise sanitaire de la Covid-19 et nos systèmes démocratiques, passablement éprouvés.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.