Le top 5 des films de noël selon la rédaction

Le calendrier ne pouvait nous empêcher de remarquer que noël arrive à grands pas! L’occasion en or pour se demander quels sont les meilleurs films à revoir pour accompagner une bonne bûche en famille.

La plus festive des célébrations de la religion chrétienne, et par extension de la civilisation occidentale, n’est-elle plus, comme le disent certains esprits cyniques, qu’un argument commercial ? Si l’on en croit le cinéma, et en particulier celui venu d’Hollywood, noël reste et restera un moment particulier pour condenser, plus qu’à n’importe quelle autre occasion, toute sa générosité et son amour envers ses proches.

Toute la mythologie mais aussi les valeurs familiales et les bons-sentiments propres à cette date du 25 décembre ont pris des formes aussi diverses que variées dans l’Histoire du cinéma, et ce à une échelle internationale. La meilleure preuve en est la façon dont l’incarnation de cet « esprit », le père noël, a lui-même eu droit à des représentations pour le moins éclectiques. Encore récemment, il a pu apparaitre aussi bien comme un ersatz de super-héros (Les cinq légendes) que comme une figure horrifique (Père Noël : Origines).

Prenant quelques instants sur leur temps alloué, traditionnellement, à leurs premiers achats de cadeaux et à la décoration de leur sapin, les membres de la rédaction se sont interrogés sur les films qui incarnent au mieux cette période pleine de magie et les meilleurs souvenirs qu’ils en ont gardés. L’ambivalence des résultats atteste de la place si particulière que peut tenir noël dans l’imaginaire collectif.

Le top des films de noël selon la rédaction :

1/ Gremlins (Joe Dante, 1984) : Gizmo, petite créature pelucheuse et sensiblement adorable, est le cadeau de Noël que tout enfant voudrait avoir. À condition de ne pas l’exposer à la lumière, de ne pas le mouiller et de toujours le nourrir après minuit bien sûr ! Lové confortablement en famille dans le canapé, on ne peut s’empêcher de rire devant ces petits farceurs aux drôles de frimousses. Petits lutins malicieux qui prennent un malin plaisir à faire de Noël un enfer, les Gremlins sont devenus depuis plusieurs années, des incontournables de ces périodes de fêtes. Recette parfaite du film familial réussi, mélange savoureux de comédie et de fantastique, Gremlins séduit encore le public 32 ans après sa première diffusion et ne manque pas, chaque Noël, de réunir petits et grands au cours d’une soirée de réveillon bien décalée.       Yael

2/ L’Étrange Noël de Monsieur Jack (Henry Selick, 1993) : Tim Burton a fait ses débuts chez Disney où il a notamment travaillé sur Rox et Rouky. Animer les séquences de l’amitié d’un renardeau et d’un chiot, sans aucun recul critique a laissé chez lui une envie de faire un autre cinéma d’animation. L’Etrange Noël de Mr Jack est le premier film dont Burton peut revendiquer la paternité ; bien que n’étant pas le réalisateur, il est à l’origine de cette histoire qui foule joyeusement au pied l’esprit de Noël. En s’attribuant la célébration de Noël, Jack Skellington, le grand maître d’Halloween, bouscule l’ordre établi en subvertissant les codes habituels. Tim Burton raffole de la subversion, le meilleur moyen pour révéler l’hypocrisie de tout un système de valeurs. Il n’y a pas de manichéisme dans ce film ; Jack n’est pas un méchant aux prises avec les gentils, c’est un original qui se heurte au conservatisme et à l’intolérance.      Constance

3/ Le Père Noël est une ordure (Jean-Marie Poiré, 1982) :  Après le succès des Bronzés, Jean-Marie Poiré tourne Le Père Noël est une ordure avec les comédiens du Splendid qui interprètent déjà la pièce depuis 1978. Une soirée au QG de SOS Détresse-Amitié tourne au trash dans un crescendo surréaliste et éminemment jubilatoire. Très politiquement incorrect, le film connaît ce succès ininterrompu depuis plus de trente ans, avant tout car il est drôle, truffé de gags visuels et de punchlines tellement hénaurmes qu’ils sont tous devenus cultes. Le choix du traitement iconoclaste et sans tabou du mythe du Père Noël et des bonnes œuvres doucereuses qui lui sont associées permet de garder les pieds hors de la gadoue du sur-consumérisme ambiant des 24 & 25 décembre, année après année. Il illustre parfaitement ce qu’est l’esprit de Noël dans bien des cas : de la poudre dorée aux yeux qui se dissipe au vent glacé du lendemain de Noël…      Béa

4/ Love Actually (Richard Curtis, 2003) : Incontournable des fêtes de fin d’année, la comédie romantique de Richard Curtis est devenu un véritable classique par sa capacité à dépeindre dans un effort mesuré et sincère, l’Amour qui habite l’esprit de Noël. En effet, le film qui s’ouvre avec une performance mémorable de Bill Mack sur le morceau « Love is all around » transformé pour l’occasion en « Christmas is all around« , est un conte de fées pour adultes dont le message est l’amour. De fait, le patchwork d’histoires romantiques qu’est Love Actually témoigne du parallèle opéré par Curtis entre la magie de Noël et l’amour qui nous entoure. Ainsi, comme le clame Mariah Carey dans son titre « All I want for Christmas is you » (extrait de la bande originale du film), tout ce que nos héros veulent pour Noël, c’est l’amour.      Audrey

5/ La vie est belle (Franck Capra, 1946) : La Vie est belle, c’est la référence en matière de films de Noël, le sommet du genre, le classique absolu. La Vie est belle, c’est un conte de Noël, avec son héros profondément bon qui sacrifie sa vie pour le bien des autres, avec cette petite ville enneigée qui ressemble tant à un village de crèche, avec ses prières qui montent vers les cieux et ses anges gardiens qui cherchent à sauver les hommes. La Vie est belle, c’est une ode à la solidarité, l’esprit de Noël dans tout ce qu’il a de plus émouvant et humain, un moment de magie et d’espérance, un hymne à la bonté dont on ressort meilleur.    Hervé

Ils auraient pu y être : Le Pôle Express (Robert Zemeckis, 2004), Die Hard (John McTiernan, 1988), Un conte de Noël (Arnaud Desplechin, 2008), Tokyo Godfathers (Satoshi Kon, 2003)…

Festival

FFCP 2026 : People and Meat, l’appétit des oubliés

"People and Meat" suit trois retraités de Séoul, deux ramasseurs de cartons et une marchande de légumes, qui s’attablent au barbecue pour mieux décamper sans payer. Une comédie tendre et douce-amère sur la vieillesse oubliée en Corée du Sud, portée par Park Geun-hyung, Jang Yong et Ye Soo-jung.

FFCP 2026 : The Journey to Gyeong-Ju, une famille à recoudre

"The Journey to Gyeong-ju", c’est une vengeance en famille, maladroite et douloureuse. Une mère et ses trois filles kidnappent le meurtrier de la cadette et filent vers Gyeongju. Kim Mi-jo mêle rires, larmes et suspense, avec un beau quatuor d’actrices, mais sans toujours trancher.

FFCP 2026 : Ideal and Weird Family, l’art de se séparer ensemble

Deux mères au bord du divorce, deux adolescentes sommées de choisir, un mariage en ligne de mire. Avec "Ideal and Weird Family", Kim Ji-hyun signe un premier film queer tendre et drôle sur une famille que la Corée refuse de reconnaître. Un road movie attachant, inégal, tourné avec les moyens du bord.

Programme de la 30ème édition du Festival du film francophone « Les Œillades » d’Albi

Du 17 au 22 novembre, le Festival du film francophone « Les Œillades » d'Albi soufflera ses trente bougies, en présence de trois invités d’honneur : le réalisateur marseillais Robert Guédiguian, le cinéaste franco-grec Costa-Gavras et l'actrice belge Natacha Régnier. Au programme de cet anniversaire marquant : 30 avant-premières prestigieuses réparties dans les trois salles albigeoises Arcé, Lapérouse et Cordeliers, dont 10 longs-métrages en compétition pour le Prix du Public, 10 séances « Reprises » pour redécouvrir les films coups de cœur de l'année, mais aussi la traditionnelle compétition de courts-métrages, une soirée consacrée à Jacques Tati, génie du burlesque moderne, une "petite nuit du cinéma" reconduite et un ciné-concert de clôture. Aperçu des festivités d'une 30ème édition qui s'annonce d'ores et déjà comme le rendez-vous incontournable de l'automne cinématographique tarnais.

Newsletter

À ne pas manquer

Gojira, l’enfant des cendres #02 – Le Projet G

En avril 1954, la Tōhō perd un film et en gagne un autre. D’une idée griffonnée par Tomoyuki Tanaka dans un avion naît le « Projet G », classé secret. Entre Ishirō Honda, Eiji Tsuburaya et Shigeru Kayama, découvrez comment Godzilla prend forme en six mois, de l’auberge de Shibuya au premier clap.

Gojira, l’enfant des cendres #01 – Le soleil couchant de l’empire

Né en 1954 des bombes et de la peur atomique, Godzilla est aussi l’histoire d’un pays. Des navires noirs de Perry en 1853 à l’essai de Bikini, en passant par l'ère Meiji, la guerre du Pacifique, Hiroshima et l’Occupation américaine, retrouvez le contexte qui a donné naissance au roi des monstres.

Moulin : l’étoffe d’un héros

Avec Moulin, László Nemes s'écarte des règles du biopic pour livrer une réflexion sur le statut du héros et sur le combat que se livrent l'obscurité et la lumière. Un geste de mise en scène qui n'égale certes pas celui du remarqué Le Fils de Saul mais donne un film plastiquement somptueux, servi par l'interprétation très juste de Gilles Lellouche et Lars Eidinger.

Sanguine : époques sanguines

Avec son premier long métrage féroce "Sanguine", Marion Le Corroller, évadée du monde la finance, injecte une dose de body horror survitaminé dans le cinéma français. Scènes choc, plastique ensanglantée, geste carnassier, "Sanguine" saigne fort l'époque et tous ses symptômes violents, quitte à s’essouffler sous le trop-plein d’idées dans sa dernière demi-heure.

Ulya, le très beau film de Viesturs Kairišs : quand on cherche du côté de chez soi

Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.

Films 2022 : le top de la rédaction du MagDuCiné

Qui dit début d’année dit regard rétrospectif sur l’année écoulée. Alors, comme le veut la tradition, voici les onze films élus par la rédaction du MagDuCiné comme meilleurs films de l’année 2022. Un top où, cette année, nous croisons beaucoup de grands noms, entre Paul Thomas Anderson et Dominik Moll, Ruben Östlund et Park Chan-wook, Bruce Wayne et Elvis Presley...

Les personnages de séries préférés de la rédaction, entre Histoire et fiction

De nombreuses séries s'inspirent de faits réels : voici quelques un des personnages fictifs inspirés de personnalités historiques préférées des membres de la rédaction du MagduCiné.

Les séries qui ont marqué la rédaction du MagduCiné : Breaking Bad, The Leftovers, True Detective…

Retour en questions sur quelques uns des moments forts des séries préférées des membres de la rédaction du MagduCiné.