Doctor Who Saison 8 Episode 2 : Into the Dalek : Critique

Critique Doctor Who Saison 8: Into the Dalek

Plus petit à l’extérieur…

Le Docteur n’avait pas fait un retour très marquant dans le premier épisode, pour cette fois, les auteurs semblent avoir mis le paquet.

L’action démarre pleine balle dans l’espace, un vaisseau poursuivit par les daleks au milieu d’un champ d’astéroïde. Aux commandes de la navette, la jeune lieutenant Journey Blue qui tente de sauver son frère. Quelque tirs de laser plus tard et sa navette est détruite, son frère tué, mais elle se réveille dans le Tardis, accueilli par le seigneur du temps tenant deux café dans sa main. Après un premier contact houleux, il accepte de la ramener au vaisseau amiral où l’équipage, par méfiance, menace de le tuer. Sauf s’il accepte de soigner un prisonnier de guerre particulier : Un Dalek.

Cette nouvelle aventure semble lorgner vers le space opéra plus classique ou vers la science-fiction la plus « pure ». Il s’agira cette fois de rentrer (grâce à la miniaturisation) dans le corps de l’alien (ou plutôt son exosquelette), référence sympathique au Voyage Fantastique de Richard Fleisher (1966) (remaké par Joe Dante sous le titre l’Aventure intérieure en 1987), le Docteur ne se prive d’ailleurs pas de noter que cela ferait un super film, une petite touche d’humour plutôt facile? mais qui fait du bien et permet à la série de dire qu’elle connaît ses classiques. Et justement, la trame principale souffre peut être d’un trop grand classicisme.

Le voyage au centre du robot ne laissera que peu de surprise au spectateur averti. L’idée n’est pas mauvaise, l’écriture non plus, seulement il y a une impression de déjà-vu. Le thème bien sûr déjà vu au cinéma (dans un humain, pas un dalek bien sûr), mais surtout dans les dialogues. Si les différentes incarnations du docteur avaient leurs différences notables, il y a un point commun qui semble revenir, le coté pédagogue de l’extrême. Cette manie qu’a le personnage de répondre aux questions par d’autres questions (un peu tordue parfois). Une façon de rendre l’intrigue assez ludique, faisant participer le spectateur à ce jeu étrange, ce qui est plutôt une riche idée pour stimuler le jeune public qui regarde la série. Oui, mais après 7 saisons de cours magistraux prodigués, notre cerveaux est plus que stimulé, et l’habitude prend le pas sur le goût du jeu. On devine rapidement où le maître d’école veut en venir, donc la surprise de la révélation passe un peu à la trappe. On regrettera aussi le manque de surprise dans l’intérieur du Dalek, qui contient des anticorps (dans un exosquelette difficile de voir l’intérêt), un cœur et un cerveau… rien de bien nouveau en fait.

Mais l’épisode n’est pas mauvais pour autant. Son intrigue est presque anecdotique et ne se hisse pas aux niveau des meilleurs de la série, en revanche on peut noter quand même quelque point positif en parallèle de cette nouvelle aventure. L’apparition de Missy (la nouvelles antagoniste) au moment le plus inattendu, mais surtout l’entrée en scène d’un nouveau personnage et intérêt amoureux pour Clara : le prof de math et vétéran de guerre Danny Pink (Samuel Anderson). Un homme qui apparaît étonnamment sombre et semble avoir vécu quelques traumas dans sa vie. Une touche noire qui prend toute sa place dans cet univers. Ben Wheatley de retour à la réalisation, rend le flirt entre l’assistante joviale et ce professeur triste étonnamment charmante, grâce à un montage non linéaire qui montre un caractère plutôt renfermé et maladroit. Il ne reste qu’une chose à espérer : que ses interactions futures avec le docteur (qu’il ne rencontre pas de suite) apporteront à la série une profondeur nouvelle. Ce dernier étant devenu plus radical dans ses idées, s’il à toujours rejeté la violence, cette fois ce sont carrément les militaires eux même qu’il semble avoir en grippe (quand auparavant il leur témoignait tout de même un certain respect, notamment avec le Brigadier). Danny pourrait alors devenir un miroir intéressant du seigneur du temps, partageant avec lui un passé d’ancien combattant et une certaine complicité avec la fille impossible, mais partant déjà sur de mauvaises bases…

Quand à Peter Capaldi, si sa première apparition laissait un goût étrange, il est heureux de constater qu’il semble cette fois avoir vraiment pris ses marques. Une interprétation plus sombre, plus grincheuse, qui pourrait peut-être laisser certain fans sur le carreau (le voir sacrifier un de ses alliés de sang-froid à quelque chose de dérangeant). Il faudrait attendre encore un peu pour savoir si ce nouveau Docteur est un homme bon, néanmoins l’acteur à suffisamment de charisme pour nous convaincre de le suivre dans ses nouvelles aventures. Bien que tout cela semble avoir perdu un peu de fun.

Fiche Technique: Doctor Who Saison 8

Titre original : Doctor Who
Genre : Aventure, Science fiction
Créateur(s):Steven Moffat (depuis 2008)
Pays d’origine : Royaume-unis
Date : 2005
Chaîne d’origine : BBC
Épisodes : Beaucoup…
Durée : 50 minutes
Statu : en cours
Avec : Peter Capaldi, Jenna Louise Coleman, Samuel Anderson…

Auteur de la critique: Vincent Baudart

 

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Vincent B.https://www.lemagducine.fr/
Intéressé par tout, mais surtout n’importe quoi. Grand amateur de fantastique et de Science fiction débridé. Spécialiste Normand expatrié à Lille de la vague Sushi Typhoon (le seul qui s'en vante en tout cas). Je pense très sérieusement que l’on ne peut pas juger qu’un film est bon si l’on en a jamais vu de vraiment mauvais.

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