Festival de Cannes 2018 : Solo : A Star Wars Story sera projeté hors compétition et en avant-première mondiale !

Le spin-off consacré au personnage mythique de l’univers Star Wars, Han Solo (immortalisé par Harrison Ford), est attendu au tournant par une bonne partie des fans de la saga intergalactique. Le film est entouré d’une campagne de presse faisant redouter le pire pour la sortie en salles du prochain film des studios Disney – Lucasfilm. Le spin-off vient de bénéficier fort heureusement d’un coup de projecteur inespéré. Solo : A Star Wars Story sera projeté hors compétition au Festival de Cannes en mai prochain.

Le Festival de Cannes va dérouler le tapis rouge devant l’un des plus célèbres contrebandiers de la galaxie ! Solo : A Star Wars Story de Ron Howard, consacré à la genèse du personnage de Han Solo, sera diffusé hors compétition dans le cadre du 71ème Festival de Cannes.

Selon des informations de Deadline, Solo : A Star Wars Story sera projeté le 15 mai prochain. Cette avant-première mondiale est donc orchestrée huit jours avant la sortie française et dix avant la sortie américaine. Le film est en effet attendu dans les salles le 23 mai prochain en France. La sortie américaine est prévue pour le 25 mai.La séance sera d’autant plus prestigieuse qu’elle se déroulera dans le Grand Théâtre Lumière, à Cannes.

La licence Star Wars sera donc de retour sur la Croisette pour le plus grand bonheur des festivaliers les plus geeks. L’Attaque des clones, en 2002, et La Revanche des Sith, en 2005, avaient déjà été projetés à Cannes.

Ce spin-off est malheureusement attendu au tournant sur le plan commercial. La concurrence au box-office américain sera en effet assez rude pour le long-métrage sur la jeunesse de Han Solo, après le raz-de-marée réalisé par Black Panther. Une multitude de films pourrait entraîner la chute de la franchise Star Wars aux USA : Rampage (13 avril), Avengers : Infinity War (27 avril), Deadpool 2 (18 mai), Ocean’s Eight (8 juin)  ou bien encore Jurassic World : Fallen Kingdom (22 juin).

Rogue One : A Star Wars Story, le précédent spin-off dans l’univers des Jedi a récolté 532 177 324 dollars de recettes au box-office américain et a réalisé 5 076 199 entrées en France. A titre de comparaison, le dernier volet de la saga, Star Wars, Les derniers Jedi, a amassé 620 030 903 dollars aux USA et cumulé 7 076 549 tickets vendus en France (source jpbox-office).

Le casting de Solo : A Star Wars Story réunit une pléiade d’acteurs talentueux à Hollywood. Cette nouvelle épopée spatiale sera immortalisée par Alden Ehrenreich (Ave, Cesar !, Stoker, Blue Jasmine), Woody Harrelson (Tueurs Nés, True Detective saison 1), Emilia Clarke (Game of Thrones, Terminator Genisys), Donald Glover (la série Atlanta), Thandie Newton (Collision, Westworld), Phoebe Waller-Bridge (Fleabag, Crashing), Joonas Suotamo (Chewbacca dans Les derniers Jedi et sa doublure dans Le Reveil de la Force) et Paul Bettany (Chevalier, Master and Commander).

Le comédien Alden Ehrenreich a dû relever une mission impossible sur le film de Ron Howard : tenter de faire oublier son illustre prédécesseur dans le rôle de Han Solo, l’acteur Harrison Ford. Ron Howard a obtenu l’Oscar du meilleur réalisateur en 2001 pour Un homme d’exception. Son Da Vinci Code avait également été projeté en ouverture du Festival de Cannes en 2006.

Reste donc à savoir si les Festivaliers acclameront les aventures de Han Solo ou s’ils réserveront une bronca terrible à l’issue de la projection à Cannes, le 15 mai prochain. La 71ème édition du Festival International du Film de Cannes se déroule cette année du mardi 8 au samedi 19 mai 2018. La sélection sera annoncée dans la matinée du jeudi 12 avril. Les fans hardcore de la saga Star Wars pourraient dans tous les cas verser une petite larme en assistant aux toutes premières rencontres et aux prémices de l’amitié entre des personnages clés de l’univers imaginé par George Lucas : Han Solo, Chewbacca et Lando Calrissian ! La soirée après la projection sur la Croisette risque d’être d’ores et déjà culte avec tout le gratin d’Hollywood. Il sera en revanche difficile de différencier Chewbacca, Edouard Baer et Frédéric Beigbeder aux alentours de 4 heures 30 du matin !

Solo : A Star Wars Story – teaser (VO) :

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom : l’ennemi de la Résistance

"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.