Message From The King en DVD & Blu-Ray le 4 Octobre !

Dans la droite lignée des revenge-movies des 70’s, Message From The King est le nouvel uppercut du belge Fabrice du Welz. Ou l’occasion de voir le Black Panther de Marvel, Chadwick Boseman, se confronter a une Los Angeles froide et désespérée alors qu’il cherche les meurtriers de sa soeur. Violent, jusqu’au-boutiste et peut-être aussi un peu classique sur les bords, vous pourrez apprécier Message From The King en DVD & Blu-Ray le 4 Octobre.

Jacob King débarque du Cap à Los Angeles à la recherche de sa sœur disparue. Il n’est qu’un étranger dans un monde dont il ne connait rien, avec seulement 600 dollars en poche et un billet de retour pour Le Cap 7 jours plus tard. Au bout de 24 heures, il découvre que sa sœur est morte dans des circonstances étranges. Voici ce qui s’est passé les 6 jours suivants…

King à vélo 

Pour quiconque aime le bis, le nom de Fabrice du Welz n’est pas inconnu. Le réalisateur belge est en effet de cette race de cinéaste à la carrière émaillée de films percutants (Calvaire, Alleluia) et de funestes accidents (Colt 45). Ce qui ne manque pas de conférer une véritable aura à ses films. Alors quand on a appris que le bougre avait emballé un revenge-movie à Los Angeles, qui plus est porté par un casting 5 étoiles, force est d’admettre qu’on était impatients. Et ça n’a pas manqué. Nappé dans une atmosphère désespérée, fataliste et glaciale, Message From The King semble tout droit venir des 70’s. Un personnage principal au passé inconnu qui, en même temps que le spectateur découvre les événements, une violence exacerbée et brutale (vous ne verrez jamais une chaine de vélo de la même manière) et une galerie de personnages troubles et moralement inquiétants : bref, tout concorde pour donner une ambiance old-school à laquelle se greffe à merveille le style du cinéaste belge. Tour à tour grisant, sensible, puissant, intime et fort, le film se plait à donner le meilleur de ses acteurs (Chadwick Boseman est stupéfiant) et finit dans une amertume déconcertante. Peut-être pourra-on calmer cet enthousiasme en rappelant que le film n’évite pas certains écueils propre au genre, quitte à sombrer dans sa dernière partie dans un classicisme surprenant de la part de du Welz. Ça n’enlèvera pas la qualité du film qui, de la sorte, devient le film le plus accessible de son auteur mais peut-être qu’un poil plus de jusqu’au-boutisme aurait pu faire de Message From The King une virée totalement démente dans la Cité des anges.

Message From The King en DVD & Blu-Ray : des bonus pas du tout King (size)

Côté bonus, on regrettera que les modules proposés, en plus d’être peu nombreux (seulement un commentaire audio et une plongée dans les coulisses), soient si pauvres. Le fait de voir du Welz s’emparer d’une histoire épousant ses thématiques, dans une grosse machinerie de la trempe Netflix, ça laissait songeur. On aurait voulu en savoir plus, voulu revoir par exemple l’accueil que le film a reçu lors de sa présentation aux Hallucinations Collectives de Lyon ou il était proposé en avant-première française. Mais on devra se contenter des paroles mesurées du belge qui, malgré la faible marge de manœuvre conférée sur le projet, a su s’amuser et nous divertir par la même occasion.

Caractéristiques DVD

 

Son : D.D 5.1 & 2.0

Langues : Français – Anglais – Audiodescription

Sous-titres : Français – Sourds et malentendants

Image : 16/9 – 2.39 – Couleur / Durée : 142 min

 Distibution : The Jokers / Les Bookmakers

Commentaire audio de Fabrice du Welz et Manuel chiche

Les coulisses du film

Caractéristiques Blu-Ray

Son : DTS-HD Master audio 5.1 & 2.0

Langue : Français – Anglais – Audiodescription

Sous-titres : Français – Sourds et malentendants

Image : 16/9 -2.39 / Durée : 142 min

Commentaire audio de Fabrice du Welz et Manuel chiche

Les coulisses du film

Bande-annonce : Message From The King 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

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Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

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La trilogie du « Docteur Mabuse » de Fritz Lang : quarante ans d’une saga criminelle allemande

Réunis dans un magnifique coffret, les trois films que l’immense Fritz Lang a consacrés au génie du crime permettent de réaliser à quel point ils furent le reflet de leurs époques troublées respectives. Car ces œuvres ne sont pas seulement des films noirs paranoïaques qui inspireront une multitude de cinéastes – jusqu’à aujourd’hui. Ils traduisent l’idée que le chaos génère le mal et que, s’il adopte bien des visages, le mal n’en demeure pas moins intemporel.