Valérian : la cité des mille planètes se fait détruire par les critiques US

Alors que Valérian : la cité des mille planètes représente la rare tentative d’un français de s’attaquer au genre du blockbuster, les critiques américains n’ont pas l’air d’être satisfaits du résultat.

Valérian déçoit. Suite à une projection presse, qui avait pour but de déclencher une vague de réactions positives, le film a subi une véritable boucherie de la part des critiques américains. Adapté de l’oeuvre de bande dessinée Valérian et Lauréline, de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, le film est réalisé et produit par Luc Besson. Depuis le départ le projet sonnait comme un défi : un budget de 200 millions pour une tête d’affiche des acteurs qui ne sont pas encore bankables (Dane Dehaan et Cara Delevingne). A cette prise de risques s’ajoute le fait de produire un énorme blockbuster de science-fiction en France, ce qui est très rare dans notre paysage cinématographique.

Hollywood Reporter ne mâche pas ses mots et met en cause la performance des acteurs :

« L’Euro-trash est de retour, et la science-fiction va devoir panser ses blessures pendant un bon bout de temps. Dane DeHaan, qui a joué dans deux des ratages les plus boursouflés de l’année avec A Cure for Life et à présent ceci, devrait enchaîner quelques films indé, tandis que Cara Delevingne a besoin d’apprendre que la comédie repose sur un peu plus que des haussements de sourcils et des sourires en coin, quant à Rihanna, elle ferait bien de prétendre que tout cela n’a jamais eu lieu. »

Indiewire reproche un manque d’histoire mais souligne une esthétique soignée :

« Alpha est un lieu miraculeux, un Pays des Merveilles en orbite, mais ce monde incroyable cherche désespérément une histoire à la hauteur de ses atours. Le film de Besson est impressionnant tant que Valerian et Laureline creusent jusqu’à son centre, plongent dans de gigantesques circuits informatiques et volent des parasites sur le dos d’aliens géants dans leur quête du grand néant qui nous attend au bout du tunnel, mais la vivacité des lieux ne fait que souligner l’absence de vie de ceux qui les peuple. »

Pour un journaliste d’Entertainment Weekly « Valerian a le charisme d’un narcoleptique sur le point de s’assoupir » mais « pendant les 30 premières minutes enivrantes du film, je ne savais pas si ce que j’étais en train de regarder était brillant ou totalement taré. Ensuite, au fur et à mesure que l’histoire avançait, l’impression était de plus en plus nette : Valérian est un désastre épique. » New York Daily News décrit le film comme «  un immense trou noir ». Selon le même média, le film est comparable à « propre vaisseau désarmé [de Luc Besson], piloté par un adolescent étourdi et un équipage de deux enfants tristes, se dirigeant lentement vers l’oubli ».

Mais les critiques ne font pas que s’acharner sur l’oeuvre de Luc Besson, certains se montrent plus indulgents. Eric Eisenberg de Cinemablend qualifie le film de « spectacle de l’été » et Forbes décrit le film comme de « délice éblouissant ». Le journal ajoute  « Dans une époque de repli pour les marques sur le recyclage et la nostalgie, le film est une sorte de nouveauté à laquelle on souhaite longue vie et prospérité. »

Il ne reste désormais qu’à attendre le 26 juillet pour se faire son propre avis. Peut-être le public français et ses critiques accueilleront d’une meilleure manière ce space-opera made in France.

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