Meurtres sans ordonnance: entre mort et amitié, une histoire vraie à découvrir sur Netflix

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Meurtres sans ordonnance est le quatrième film du scénariste de Borgen et est sur Netflix depuis le 26 octobre. Le film retrace une histoire d’amitié, mais surtout l’histoire folle d’un tueur en série qui agissait à l’hôpital, en toute discrétion. Le film se recentre alors sur le combat d’Amy, infirmière, pour le faire condamner et surtout, rester en vie.

Apparences

Le réalisateur Tobias Lindholm a écrit le scénario de La Chasse (Thomas Vinterbeg) où il étudiait l’impact d’une rumeur sur la réputation d’un homme « bon ». Avec Meurtres sans ordonnance, il est aussi question d’apparences, puisque pour Charlie passer pour un gentil naïf est capital. La première partie du film s’acharne à faire de Charlie un petit oiseau sans défense, surtout un homme au grand cœur. On semble tout droit partis pour un mélo où Charlie vient en aide à Amy, infirmière elle aussi dévouée, qui est malade et doit élever ses deux filles. Meurtres sans ordonnance est d’abord une histoire d’amitié, de dignité. Pourtant, dans cette première partie, très centrée sur l’hôpital, les gestes répétitifs aussi, la mort rode déjà. La mort envahit l’écran dès la première scène, centrée sur Charlie, où un corps ne peut être réanimé. Le spectateur oublie presque cette première scène tant le film se recentre ensuite sur d’autres enjeux.

Ainsi, quand le premier mort survient dans la nuit d’Amy et Charlie, on ne s’inquiète pas encore. C’est plus tard qu’une logique imparable se met en route, Meurtres sans ordonnance bascule alors dans une autre dimension, plus tendue, où Amy craint pour sa vie (et plus seulement parce qu’elle a un problème cardiaque). Le film reste cependant aussi centré sur l’esprit malade de Charlie qui peine à reconnaître ses torts, tout devant rester parfaitement normal. Pourtant, les gestes ou scènes vues précédemment prennent tout leur sens, même une simple perfusion, et la lecture du film n’en n’est que plus riche.

Arrête ou je continue

Le réalisateur danois s’intéresse à l’enquête et à la place d’Amy dans celle-ci, tout en pointant d’immenses défaillances du système qui font froid dans le dos. Le titre original A good nurse prend alors tout son sens, puisque c’est bien d’Amy qu’il est question comme personnage principal. Meurtres sans ordonnances reste cependant très classique dans sa narration et se focalise sur les relations entres les personnages plutôt que les actes criminels. La violence est insidieuse et éclate d’autant plus, bien que feutrée, qu’elle est portée par l’interprétation des excellents Jessica Chastain, à vif, et Eddie Redmayne, plus inquiétant que jamais. Malgré quelques longueurs, le film tire son épingle du jeu dans la confrontation finale entre les deux personnages, quand Charlie explique qu’il a poursuivi ses méfaits car, malgré l’évidence de la situation, personne ne l’arrêtait.

Bande annonce : Meurtres sans ordonnance

Meurtres sans ordonnance : Fiche technique

Synopsis : Amy, infirmière attentionnée et mère célibataire souffre d’un grave problème cardiaque et se retrouve poussée à bout par des gardes nocturnes éreintantes dans l’unité des soins intensifs où elle travaille. Par chance, elle finit par trouver de l’aide auprès d’un nouveau collègue prévenant et empathique, Charlie. Passant de longues nuits ensemble à l’hôpital, les deux soignants se lient d’une amitié solide et dévouée. Pour la première fois depuis des années, Amy se remet à croire à un avenir pour elle et ses filles. Cependant, quand une série mystérieuse de décès de patients déclenche une enquête qui désigne Charlie comme suspect principal, Amy est obligée de risquer sa vie et la sécurité de ses enfants pour découvrir la vérité.

Réalisation : Tobias Lindholm
Scénario : Krysty Wilson-Cairns d’après l’oeuvre de Charles Graeber
Interprètes : Jessica Chastain , Eddie Redmayne, Malik Yoba
Date de sortie sur Netflix : 26 octobre 2022
Durée : 2h01
Genre : Drame

Festival

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Chloé Marguerittehttps://www.lemagducine.fr/
Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

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