Cannes 2019 : Annonce de la sélection des courts métrages et de Cinéfondation

Le Festival de Cannes 2019 commence petit à petit à prendre forme et à dévoiler son réel visage. Après la sélection officielle des films du Festival, c’est au tour de la sélection des courts métrages en compétition et la liste de la Cinéfondation d’être annoncées. L’une des belles surprises de ce Festival, c’est notamment la présidence de Claire Denis dans ce jury des courts métrages et de la Cinéfondation. 

Entre la cinéaste française et le festival de Cannes, c’est une belle histoire d’amour.  La réalisatrice française a présenté certains de ses films au Festival, notamment son sublime Trouble Every Day ou même son premier long métrage, Chocolat. Son cinéma – sa volonté de défricher les genres, de ne se donner aucune limite, de faire parler les corps et le silence – a toujours été en phase avec l’identité même du festival de Cannes. Sa clairvoyance et son sens aiguisé du risque seront donc un grand atout pour que cette section de Cannes puisse nous faire découvrir les nouveaux grands talents de demain et rendre une Palme d’Or des courts métrages à son image : qui n’a pas froid aux yeux. 

La compétition des courts métrages comportera 11 films venant du monde entier, courts métrages qui représenteront un large panel de genre cinématographique : allant de la fiction ou du documentaire jusqu’à l’animation. Quant à la Cinéfondation, qui fête sa 22ème édition, elle sera composée de 17 films. L’une des attentes au regard de la compétition, c’est la présence de Chloë Sevigny, qui viendra également au Festival pour défendre le film de Jim Jarmusch dans lequel elle joue, The Dead don’t Die.

La sélection officielle « Cannes Court Métrage » :

– Erenik Beqiri – « The Van » – Albanie, France

– Dekel Berenson – « Anna » – Ukraine, Israël,Royaume-Uni

– Vanessa Dumont, Nicolas Davenel – « Le grand saut » (documentaire) – France

– Vasilis Kekatos – « La distance entre nous et le ciel » – Grèce, France

– Teemu Nikki – « All Inclusive » – Finlande

– Elin Övergaard – « Ingen Lyssnar » – Suède

– Agnès Patron – « L’heure de l’ours » (Film d’animation) – France

– Yona Rozenkier – « Parparim » – Israël

– Agustina San Martin – « Monstruo Dios » (« Monstre Dieu ») – Argentine

– Chloë Sevigny – « White Echo » – Etats-Unis

– Federico Luis Tachella – « La Siesta » – Argentine

La sélection officielle Cinéfondation :

– Wisam Al Jafari – « Ambience » – Dar al-Kalima University College Of Arts And Culture, Palestine

– Louise Courvoisier – « Mano A Mano » – Cinéfabrique, France

– Ondřej Erban – « Sto Dvacet Osm Tisíc » – FAMU, République Tchèque

– Kenya Gillespie – « Jeremiah » – The University Of Texas At Austin, États-Unis

– Martin Gonda – « Pura Vida » – FTF VŠMU – Film And Television Faculty, Academy Of Performing Arts, Slovaquie

– Shoki Lin – « Adam » – Nanyang Technological University (NTU), Singapour

– Yarden Lipshitz Louz – « Netek » – Sapir College, Israël

– David Mcshane – « Solar Plexus » – NFTS, Royaume-Uni

– Antonio Messana – « Rosso : La Vera Storia Falsa Del Pescatore Clemente » – La Fémis, France

– Katalin Moldovai – « Ahogy Eddig » – Budapest Metropolitan University (METU), Hongrie

– Martin Monk –  « Favoriten » – Filmakademie Wien, Autriche

– Leszek Mozga – « Roadkill » – University Of The Arts London (UAL), Royaume-Uni

– Barbara Rupik – « Duszyczka » – Pwsftvit, Pologne

– Richard Van – « Hiếu » – Calarts, États-Unis

– Flo Van Deuren – « Bamboe » – RITCS, Belgique

– Olesya Yakovleva – « Slozhnopodchinennoe »- St. Petersburg State University Of Film And Television, Russie

– Yeon Jegwang – « Reonghee » – Korea National University Of Arts, Corée Du Sud

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Newsletter

À ne pas manquer

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.