Cannes 2018 : La sélection de la Semaine de la critique enfin dévoilée !

Après la Sélection officielle du Festival de Cannes, la 57e Semaine de la critique vient de dévoiler, ce lundi, sa programmation pour l’année 2018. Parmi ces œuvres venues du monde entier, les films d’ouverture et de fermeture sont particulièrement attendus.

La 57e Semaine de la critique s’annonce d’ores et déjà comme une ode aux films européens. Cette année sept premiers films seront projetés. Cette section parallèle du Festival de Cannes, consacrée à la découverte de nouveaux talents, se déroule du 9 au 17 mai. La cuvée 2018 met en valeur le cinéma européen avec des films de nationalité belge, polonaise, islandaise, suisse et hongroise.

Le jury est présidé cette année par le réalisateur norvégien Joachim Trier. Il est accompagné par les comédiens Nahuel Perez Biscayart et Chloë Sevigny, le journaliste Augustin Trapenard et par la directrice du Festival du film de Vienne, Eva Sangiorgi. Ce jury remettra trois prix : pour un film ainsi que pour un acteur et une actrice, considérés comme des révélations.

En clôture, l’acteur et humoriste Alex Lutz viendra présenter Guy, un faux documentaire sur un chanteur populaire dont la carrière commence à battre de l’aile.

Longs-métrages en compétition dans le cadre de la 57e Semaine de la critique :

Chris the Swiss d’Anja Kofmel : Croatie, janvier 1992. En plein conflit yougoslave, Chris, jeune journaliste suisse, est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances. Il était vêtu de l’uniforme d’une milice étrangère. Anja Kofmel était sa cousine. Petite, elle admirait ce jeune homme ténébreux. Devenue adulte, elle décide d’enquêter pour découvrir ce qui s’est passé et comprendre l’implication réelle de Chris dans un conflit manipulé par des intérêts souvent inavoués.

Dimantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt : Diamantino, icône absolue du football, est capable à lui seul de déjouer les défenses les plus redoutables. Alors qu’il joue le match le plus important de sa vie, son génie n’opère plus. Sa carrière est stoppée net, et la star déchue cherche un sens à sa vie. Commence alors une folle odyssée, où se confronteront néo-fascisme, crise des migrants, trafics génétiques délirants et quête effrénée de la perfection.

Egy Nap de Zsófia Szilágyi : Anna a la quarantaine, trois enfants, un mari, un emploi et des soucis financiers. Elle passe son temps à courir, entre le travail, la maison et les enfants. Elle essaie de joindre son mari. Il faut absolument qu’elle lui parle. Elle est en train de le perdre, elle le sent. Mais elle est happée par le rythme frénétique de sa journée. Le quotidien, la monotonie se heurte à la fragilité, à ce que l’on ne peut pas recommencer.

Fuga de Agnieszka Smoczyńska : Alicja a perdu la mémoire et elle ignore comment elle en est arrivée là. En deux ans, elle parvient à se reconstruire : changée, indépendante, loin de chez elle. Elle ne souhaite pas se remémorer le passé. Alors, quand sa famille la retrouve, elle est contrainte d’endosser le rôle de mère, de fille et de femme, entourée de personnes qui semblent être de parfaits étrangers. Que reste-t-il lorsqu’on oublie que l’on a aimé quelqu’un ? Est-ce nécessaire de se souvenir du sentiment amoureux pour être heureux ?

Kona fer í stríð (Woman at War) de Benedikt Erlingsson : Halla, la cinquantaine, déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande… Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline dans sa vie…

Sauvage de Camille Vidal-Naquet : Léo, 22 ans, se vend dans la rue pour un peu d’argent. Les hommes défilent. Lui reste là, en quête d’amour. Il ignore de quoi demain sera fait. Il s’élance dans les rues. Son cœur bat fort.

Sir de Rohena Gera : Ratna est domestique chez Ashwin, le fils d’une riche famille de Mumbai. En apparence la vie du jeune homme semble parfaite, pourtant il est perdu. Ratna sent qu’il a renoncé à ses rêves. Elle, elle n’a rien, mais ses espoirs et sa détermination la guident obstinément. Deux mondes que tout oppose vont cohabiter, se découvrir, s’effleurer..

Film d’ouverture de la 57e édition de la semaine de la critique :

Wildlife de Paul Dano : Dans les années 60, Joe, un adolescent de 14 ans, assiste impuissant à la lente dégradation des rapports entre son père et sa mère.

Film de clôture :

Guy d’Alex Lutz : Gauthier, un jeune journaliste, apprend par sa mère qu’il serait le fils illégitime de Guy Jamet, un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90. Celui-ci est justement en train de sortir un album de reprises et de faire une tournée. Gauthier décide de le suivre, caméra au poing, dans sa vie quotidienne et ses concerts de province, pour en faire un portrait documentaire.

Séances spéciales longs-métrages :

Nos Batailles de Guillaume Senez : Olivier se démène au sein de son entreprise pour combattre les injustices. Mais du jour au lendemain quand Laura, sa femme, quitte le domicile, il lui faut concilier éducation des enfants, vie de famille et activité professionnelle. Face à ses nouvelles responsabilités, il bataille pour trouver un nouvel équilibre, car Laura ne revient pas.

Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin : Zachary, 17 ans, sort de prison. Rejeté par sa mère, il traine dans les quartiers populaires de Marseille. C’est là qu’il rencontre Shéhérazade…

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Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

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