Chucky agrandit son Culte en DVD et Blu-ray

Le mardi 24 octobre marque le retour en France en DVD et Blu-ray de Chucky, la poupée tueuse culte inventée par Don Mancini en 1988 dans Jeu d’enfant (Child’s Play). Septième volet de la franchise, Cult of Chucky – retitré en France Le Retour de Chucky – fait revivre la célèbre créature le temps d’un ride d’une heure et trente minutes à la fois chaotique et enthousiasmant.

Synopsis : Internée dans un hôpital psychiatrique depuis quatre ans, Nica Pierce est convaincue à tort d’avoir tué – à la place de Chucky – toute sa famille. Mais la terreur s’empare des lieux après une série d’événements sanglants. La poupée tueuse au sourire diabolique n’est peut être pas si étrangère que cela à ces événements… 

Psycho’Chucky

Le scénariste-réalisateur du film, Don Mancini, explique dans l’une des featurettes bonus qu’il a voulu amener sa poupée tueuse dans un nouveau terrain de chasse : un asile psychiatrique. Deux raisons justifient son choix : faire évoluer Chucky dans un espace au nouveau potientiel comico-horrifique ; et amener une nouvelle imagerie dans la saga. Mancini parle dans le même document d’une image moderne, désaturée et monochrome. Et il l’obtient parfaitement. L’asile est clinquant, neuf. Tout semble lisse, droit, sans aucun débordement. Mais c’était bien sûr sans compter sur Chucky. La poupée incarne le désordre dans cet établissement qui tend à rétablir l’ordre psychique chez ses patients. Ainsi les couleurs enfantines du tueur jurent dans cet espace homogène. Et comme le voulait aussi le scénariste-réalisateur, le sang n’en ressort que plus rouge. Enfin, alors que Chucky a gagné en importance dans l’établissement – notamment par l’agrandissement de son culte -, le cinéaste le ramène alors dans un environnement à l’imagerie chaude, eightie, propre à son personnage. On remarque alors un élément essentiel : en cherchant à amener son invention dans un nouvel espace et surtout une nouvelle imagerie, Mancini confirme l’identité visuelle chaude de sa poupée tueuse.

Chucky s’amuse comme un petit fou en asile.

La personnalité comique du personnage est aussi mise en avant grâce à l’environnement et ses patients. On retiendra par exemple une conversation drôlement absurde entre une schizophrène et Chucky. On regrettera toutefois l’écriture psychédélique d’une bonne partie du récit. En effet, ce dernier ne cesse – pendant un un certain temps – de jouer sur la réalité et la perception. « Est-ce que je vois est bien réel ? », « suis-je fou ? », « est-ce la réalité ou une fiction produite par mon imagination ? » : autant de questions qui viennent alourdir un script empli d’ellipses parfois justifiées par des prises de médicaments ou injections de somnifères. Cet élément de l’intrigue est adéquat lorsqu’on considère l’environnement du film. Mais il est suremployé de telle manière que le long métrage frôle la série B télévisuelle. Le sentiment est renforcé par une scène de mort – par chute de verrière – à la construction visuelle surnumérique cheap. Et toute intervention de Chucky pendant ce long moment is-it-real-? est un véritable plaisir. Cela, parce qu’une certaine tendance à ne plus regarder un film labélisé Chucky a pu légèrement se faire ressentir. Une impression aussi vite disparue qu’apparue, rassurez-vous.

The Chucky Puppet Show

Car Cult of Chucky propose certaines des plus folles séquences de la saga. Préparez-vous en effet à découvrir trois poupées Chucky réunies dans un seul espace (et un seul plan), discutant, riant, et bien sûr assassinant ensemble. Si Chucky manipule les patients de l’asile tels des figurines articulées, Mancini n’oublie pas de réaliser littéralement un film de marionnettes. Ainsi le cinéaste et son équipe ont fait le pari technique de mettre en scène de multiples poupées Chucky intéragissant ensemble, proposant ainsi un véritable spectacle de marionnettes. À ce propos, Universal a inséré dans les bonus du Blu-ray une excellente featurette consacrée à la formidable construction technique de ce macabre et tordant show de guignols.

Cult of Chucky arrive d’ailleurs en France en DVD et Blu-ray avec une image et un son formidables, le tout agrémenté de plusieurs bonus très intéressants. Loin d’être le chef d’oeuvre de la saga, le film de Don Mancini a tout de même le mérite de la renouveler. Un renouvellement qui touche même le fan service du film assuré par la présence de la fiancée tordue de Chucky Jennifer Tilly / Tiffany, et celle du héros de la saga depuis le premier volet Alex Vincent / Andy Barclay. Mancini a veillé à l’évolution de ses personnages. On pourrait cependant regretter un manque de clarté concernant la présentation / l’intégration de ces vieux personnages dans le film. En effet, le spectateur qui n’aurait pas vu l’ensemble de la saga pourrait se sentir perdu, et même considérer leur présence comme des fan-sketches liés à l’intrigue principale de manière quelque peu fortuite. Toutefois le même afficionado saura certainement, comme l’amateur du genre, prendre du plaisir face à la dernière demi-heure du long métrage, ensanglantée, cinglée et jouissive.

Cult of Chucky (Le Retour de Chucky) – Bande-Annonce

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

Image : PAL 625 50hz 1.78:1 – 16/9ème – Durée : 1h28

Audio : Anglais, Espagnol, Français, Allemand, Italien Dolby Digital 5.1, Anglais Dolby Digital 2.0 (bonus audio) – Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Arabe, Espagnol, Danois, Néerlandais, Finnois, Français, Allemand, Hindi, Islandais, Italien, Norvégien, Portugais, Suédois et Turc

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Blu-ray

Image : 1080/23.98PsF 1.78:1 – 16/9ème – Durée : 1h31

Audio : Anglais, Espagnol, Français, Allemand, Italien DTS Digital Surround 5.1, Anglais Dolby Digital 2.0 (bonus audio) – Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Arabe, Espagnol, Danois, Néerlandais, Finnois, Français, Allemand, Grec, Hindi, Islandais, Italien, Norvégien, Portugais, et Suédois

BONUS DVD & Blu-ray

Scènes coupées / Les coulisses de la folie du retour de Chucky / Good Guy devient méchant : Les incarnations de Chucky / La maison des poupées / Commentaire sur le film de Don Mancini et Tony Gardner

 

Festival

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