Frankenstein renaît en DVD

Mary Shelley raconte la genèse d’une créature mythique, Frankenstein. Sorti en août 2018, le film avait plutôt séduit le public, il est désormais disponible en DVD depuis le 8 décembre !

Synopsis : En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

Frankenstein est une créature qui fait partie de ce que l’on appelle les montres d’Universal. Apparue pour la première fois au cinéma en 1931 sous la caméra James Whale et interprété par le légendaire Boris Karloff, cette créature a traversé le temps et les époques. Apparue dans plus de 10 films entre 1931 et 2015, Frankenstein fait aujourd’hui intégralement partie de la pop culture. Lorsqu’un auteur écrit un livre, il ne sait pas ce qu’il en deviendra, sera-t-il un succès, un échec, un best-seller ? Si les hommes se sont posés cette question au fil des siècles ; quel espoir avait Mary Shelley en écrivant ce classique qui a traversé les générations ?

Le film est une entrée dans l’univers féminin de Londres des années 1800, une société machiste qui laisse peu de place aux femmes. Dans ce monde, une jeune fille de 16 ans est déjà considérée comme une femme. La réalisatrice Haifaa al-Mansour nous plonge dans la genèse de la naissance de Frankenstein. Entre l’âge de 16 et 18 ans, Mary Shelley connaitra les péripéties qu’une personne entre 14 et 30 ans vit de nos jours. Cette expérience intense lui permettra de créée une créature mythique qui lui donne l’immortalité. Le film raconte avec une grande honnêteté l’émancipation de cette jeune femme dans son époque.

Le DVD nous offre la possibilité de redécouvrir ce beau film. On y trouve un riche entretien de 19 minutes avec Elle Fanning et l’équipe du film qui nous raconte la conception de l’œuvre. Ce DVD est surtout un moment d’histoire de la vie de Mary Shelley.

Caractéristique du DVD Mary Shelley

Langues : Française (2.0)/ Anglais sous-titré (2.0 et 5.1)
Durée : 120 minutes
Format du film : 2.35 (16/9 compatible 4/3)
Couleur

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

« Spider-Man : Brand New Day » s’entoile encore trop dans le MCU, malgré d’excellentes qualités

"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.

Le Triangle d’or : sous le palais, la cage

Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz. 

Gavagai, et autres malentendus : du postcolonialisme mou

"Gavagai" entend nous instruire de la grande affaire des rapports post-coloniaux, mais n'aboutit qu'à un petit drame sans aspérité.

Fureur apache (1972), de Robert Aldrich : le cimetière des mythes

Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…

La trilogie du « Docteur Mabuse » de Fritz Lang : quarante ans d’une saga criminelle allemande

Réunis dans un magnifique coffret, les trois films que l’immense Fritz Lang a consacrés au génie du crime permettent de réaliser à quel point ils furent le reflet de leurs époques troublées respectives. Car ces œuvres ne sont pas seulement des films noirs paranoïaques qui inspireront une multitude de cinéastes – jusqu’à aujourd’hui. Ils traduisent l’idée que le chaos génère le mal et que, s’il adopte bien des visages, le mal n’en demeure pas moins intemporel.

La Guerre des prix : le pacte de non-rétribution

"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.