Atomic Blonde fait du mannequinat à Berlin en Blu-ray

Mi-décembre 1989, quelques jours avant la chute du mur du Berlin, retour sur les péripéties d’espions traquant agent double et liste secrète. En bref, Atomic Blonde sort en Blu-ray chez Universal. Au programme : une espionne bcbg défilant dans un récit hasardeux.

Synopsis : 1989 – Quelques semaines avant la chute du bloc URSS. L’agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionnes du service de renseignement britannique, le MI-6. Envoyée seule à Berlin pour récupérer un dossier de la plus haute importance, elle s’associe à David Percival, le chef de station locale ; dans cette ville au climat très instable, commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers…

Charlize Theron et sa garde-robe défilent à Berlin

Charlize Theron interprète Lorraine Broughton. Cette dernière, censée être l’une des meilleures espionnes des services secrets britanniques, ne cesse d’être repérée. En effet, sa couverture était déjà démasquée lors de son arrivée, et peut-être même avant. Lorraine n’est pas contente, elle s’en plaint beaucoup. Il faut dire que se faire passer pour une avocate avec un look de mannequin sent bon le paradoxe. Lorraine arrive avec une petite valisette et un sac à l’aéroport. Elle a fait expédier ses autres bagages à l’hôtel. Une importante garde robe bon chic bon genre l’attend dans sa chambre. Charlize Theron répétait peut-être sans cesse aux producteurs qu’elle rencontrait : « Marre du désert et des vroum vroum de George ! ». Ainsi notre Atomic Blonde s’habille, se déshabille, ou joue l’entre deux d’une petite tenue chic. Des neons bleux, des néons violets, des néons partout et pour tout, une musique pop’n’cult de Nina Haggen et Charlize défile sous prétexte d’espionner on-ne-sait-qui dans on-ne-sait-quel-lieu pour on-ne-sait-quelles-obscures-raisons.

Le script du scénariste de 300 est un beau bordel. Et encore, celui qu’on voit à l’écran. Le récit du film tente, via une forme déconstruite (non linéaire), de faire passer des vessies pour des lanternes. Atomic Blonde est narrativement chaotique, pas pour sa non linéarité (le monde du cinéma n’a pas attendu ce long métrage pour travailler cette construction et la faire briller), mais pour son manque de rigueur. Ce dernier sera flagrant lors du jeu de révélations finales qui mettront en exergue la fausse complexité d’un récit pourtant très simple.

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Charlize Theron a une garde robe préparée pour toutes les occasions.
Notez ici l’influence de l’une des tenues et postures de Michelle Pfeiffer dans ‘Scarface’ de Brian de Palma.

Le réalisateur David Leitch fait de son mieux pour mettre en place son jeu d’espionnages, de faux-semblants, de trahisons, et de bagarre. Mais les limites de son spectacle sont rapidement exposées par ses contradictions : on remarquera la mise en place de la psychologie de comptoir de son héroïne qu’il essaye de rendre cool ; cela tout en réalisant une esthétique léchée créant un espace de modélisme pour Charlize Theron ; la même actrice devra toutefois participer à sa tentative de (sur)naturalisme des combats (on retiendra son plan séquence comme une danse plutôt qu’une bataille). Hélas, le jeu génial de James McAvoy n’éclairera pas davantage le long métrage de Leitch. Quant au placement du récit de genre dans un contexte historique complexe par l’usage (trop) important de la Pop Culture, cela expose les directions ambivalentes de Berlin, ville tranchée en deux, bien des décennies plus tôt. Toutefois, le Pop participe davantage à la « coolitude » des personnages et de l’ambiance classy-fighty, ainsi qu’à la facilité de capturer l’attention nostalgique du spectateur, plutôt qu’à une véritable réflexion sur la grande Histoire qui traverse le film.

Atomic Blu-ray

L’édition proposée par Universal est soignée : image et son formidables concernant le film ; et nombreuses featurettes promotionnelles/making-of. Notons que la version française n’est pas en HD. Édité en DTS 5.1, le son de la VF reste toutefois correct.

Bande-Annonce – Atomic Blonde

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DU DVD

Image : 2.40:1 – 16/9 Anamorphic Widescreen / Durée : 1h50

Audio : Anglais, Français, Allemand, Italien Dolby Digital 5.1 et Anglais Dolby Digital 2.0

Sous-titres : Anglais (sourds & malentendants), Néerlandais, Français, Allemand & Italien

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DU Blu-ray + Digital

Image : 2.40:1 – 16/9 Widescreen / Durée : 1h54

Audio : Anglais, Allemand DTS:X Master Audio, Français, Italien DTS Digital Surround 5.1, Anglais Dolby Digital 2.0

Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Néerlandais, Français, Allemand et Italien

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CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DU Blu-ray 4K + Digital

Image : 2.40:1 – 16/9 Widescreen / Durée : 1h54

Audio : Anglais DTS:X Master Audio, Portugausi, Français (européen et canadien), Espagnol DTS Digital Surround 5.1

Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Portugais, Néerlandais, Français (européen et canadien) et Espagnol

Bonus DVD, Blu-ray + Digital, Blu-ray 4K + Digital : Scènes coupées – Versions longues / Bienvenue à Berlin / Les blondes ont plus de cran / Le maître de l’espionnage / Anatomie d’une scène de combat / Histoire en mouvement : l’agent Broughton / Histoire en mouvement : la poursuite

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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