Rétrospective Films de Noël: Piège de Cristal

A l’occasion du mois de Décembre revenons sur un film de Noël destiné plutôt aux adultes qu’aux enfants, Piège de Cristal, réalisé en 1988 Par John McTiernan, qui sent la sueur et la poudre.

Synopsis: John McClane, un policier new-yorkais, débarque à Los Angeles lors des fêtes de Noël pour retrouver sa famille. Alors qu’il rejoint sa femme à son travail pour une soirée organisée par son patron, l’immeuble est assailli par des terroristes…

Piège de Cristal (ou Die Hard en version originale) de John McTiernan est bel et bien un film de Noël. Son histoire se déroule lors des fêtes de fin d’années, en ce jour fatidique qui plaît tant aux enfants. Loin d’être le prototype parfait de ce genre si spécifique, il en est un exemple particulier. En effet, c’est un long-métrage d’action. On s’attendrait plutôt à ce qu’une œuvre de Noël soit une comédie, ou un film d’amour, avec un esprit romantique et bon enfant. C’est une fête qui s’adresse d’avantage aux enfants qu’aux adultes. Ici, il est donc improbable de le classer comme tel, et pourtant ! Loin d’être seulement un long-métrage sans cervelle avec un Bruce Willis au sommet de sa forme et plein de testostérone, l’esprit bon enfant est conservé. Notamment grâce au second degré et à l’humour dont ont fait preuve les scénaristes avec des répliques cultes (sortant principalement de la bouche de John McClane, le héros qui arrivera à bout des terroristes).

Autre aspect inhérent à l’esprit de Noël: l’importance de la famille. Dans Piège de Cristal, on apprend dès le début que le personnage de Bruce Willis se rend à Los Angeles pour passer les fêtes en famille, et essayer de se réconcilier avec sa femme, alors qu’ils rencontrent des difficultés de couple. D’ailleurs, une certaine importance est donnée à cela, car la photo de famille du héros est montrée à plusieurs reprises, tantôt affichée, tantôt cachée pour ne pas donner de mauvaises idées aux terroristes (la femme du héros étant une des otages de l’immeuble). Mais malgré la très grande violence du long-métrage, on y retrouve l’essence même d’une œuvre de Noël à travers son happy-ending. Comment mieux représenter cette fête si appréciée de tous si ce n’est à travers la vision du héros qui gagne à la fin? D’ailleurs, là où il n’y a pas de véritable père Noël qui est montré, la figure du héros est incarné par John McClane, véritable sauveur qui arrive à se débarrasser de tous les méchants et restaurer la paix dans l’immeuble.

En outre, il y a d’autres aspects plaisants dans cette œuvre: tout d’abord, le fait qu’elle date des années 80, car une certaine nostalgie de cette époque y est attachée. Par exemple au travers de certaines choses qui peuvent paraître inconcevables aujourd’hui: le pistolet dans l’avion, les vêtements et coiffures de l’époque. Et ce, même dans la réalisation et dans le filtre orange utilisé pour l’étalonnage. Et puis le travail du corps: la violence est représentée intrinsèquement aux chocs des corps et à leurs transformations. Il y a un vrai travail de vraisemblance qui s’opère tout le long du film (ce qui contrebalance les défauts du scénario): le héros transpire, se salit, se coupe la plante des pieds, il est marqué par les coups, n’en témoigne son débardeur qui au début était blanc presque immaculé, et à la fin n’est quasiment pas reconnaissable. Malgré son identité presque surhumaine, le héros apparaît humain de par son enveloppe corporelle.

Il ne faut pas oublier que c’est également une œuvre qui a marqué toute une génération de spectateurs, qui est devenue culte aujourd’hui et qui est l’un des films d’action les plus importants de l’histoire du cinéma. Ne ratons donc pas l’occasion de le revoir pour les fêtes de fin d’années.

Piège de Cristal: Bande Annonce

Piège de Cristal: Fiche Technique

Titre original: Die Hard

Réalisation: John McTiernan

Scénario: Jeb Stuart et Steven E. de de Souza, d’après le roman Nothing Lasts Forever de Roderick Thorp

Interprétation: Bruce Willis, Alan Rickman, Bonnie Bedelia, Reginald VelJohnson…

Image: Jan de Bont

Montage: John F. Link, Frank J. Urioste

Musique: Michael Kamen

Décors: Jackson de Govia

Producteurs: Lawrence Gordon, Joe Silver

Sociétés de production: 20th Century Fox, Silver Pictures, Gordon Company

Budget: 28 000 000 dollars

Classification: R (Restricted, USA), Tous publics (France)

Durée: 132 minutes

Genre: Action

Date de sortie: 21 septembre 1988

Etats-Unis – 1988

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Flora Sarreyhttps://www.lemagducine.fr/
Biberonnée au cinéma depuis toujours, je suis passionnée par les films danois et asiatiques. Egalement férue de littérature et rock'n'roll.

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