Gérardmer 2026 : Veuf éploré, Stoners anthropophages, Pissenlits survivalistes et French Dreamer envieux
Gérardmer 2026 : les vertiges de la maternité et le poids des origines, en toutes langues, allemande, anglaise et indonésienne
Marty Supreme, Coutures, Kiss of the Spider Woman : du ping-pong synthétique à l’orgue sous les paillettes
Romaric JOUAN·RétrospectivesRétrospective Studio Ghibli: Souvenirs de Marnie, les studios se cachent pour mûrirNous sommes rentrés dans ce film avec la mise en abîme lucide d'un discours sur les rapports entre les films et le temps, et le personnage d'Anna était celle qui devait hurler intérieurement, au moins, contre cette facilité à aimer uniquement ce que ce que l'on connaît. A ceux qui la garderont en mémoire comme pour l'instant la dernière des héroïnes de Ghibli, ne l'accablez pas de vos reproches : derrière elle, il y a un château, et devant, de nouveaux sujets.
Romaric JOUAN·RétrospectivesRétrospective Studio Ghibli : Arrietty, le petit monde des chapardeurs, une histoire d’atmosphèresL'histoire d'amour impossible à laquelle personne, pas même eux, ne croit porte en elle une trace crépusculaire, très présente jusqu'à la scène de fin. On aurait aimé, à un choix scénaristique ou deux près, que cette dernière scène se rapproche un peu plus du déchirement du tombeau des lucioles, mais elle porte sur ses petites épaules les marques des dernières œuvres du studio, avant qu'il annonce sa fermeture : une forme de fatalité, qui a toujours la taille du regret.
Sebastien Guilhermet·RétrospectivesMon voisin Totoro, la quiétude de l’enfanceMon voisin Totoro est une parenthèse familiale, aussi aventureuse que pittoresque. A première vue, cette oeuvre semble avoir moins d’ambition ou d’ampleur thématique que des films denses comme Le Voyage de Chihiro ou Princesse Mononoké. Mais tout comme Porco Rosso, Mon voisin Totoro est une bulle dans laquelle on aime s’immerger pour ne plus jamais en sortir.
Herve Aubert·RétrospectivesPonyo sur la falaise : réconcilier l’homme et la merIl est facile de passer à côté de Ponyo sur la falaise, le dixième long métrage de Hayao Miyazaki, sous le prétexte qu'il s'agit d'un film pour enfants. Et pourtant, le cinéaste déploie ici tout le talent auquel il nous a habitué, nous livrant une œuvre d'une grande profondeur abordant les thèmes favoris du cinéaste.
Jules Chambry·RétrospectivesLe Château ambulant, de Hayao Miyazaki : chapeaux, introspection et métonymie du mondeLe cycle consacré au Studio Ghibli nous amène au Château ambulant, l'un des films les plus appréciés d'Hayao Miyazaki, et qui, derrière son univers féérique et son optimisme détonnant, approfondit encore les thématiques habituelles du cinéaste japonais.
Carine Freard·AnalysesPrévert et Grimault : leur influence poétique sur l’univers des films du Studio Ghibli"L'influence de La Bergère et le Ramoneur est ainsi particulièrement visible dans Le Château ambulant et Le voyage de Chihiro avec un traitement très particulier de l'horizontalité et de la verticalité." (Ise Akira, Jacques Prévert, détonations poétiques, 2019)
Roberto Garçon·AnalysesLe bien et le mal chez Miyazaki : tourment sans-visage et liberté nécessaire"Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes " disait Rosa Luxemburg. Hayao Miyazaki, lui, fait trembler les chaînes jusqu'à ce qu'elles deviennent assourdissantes. Dans ses œuvres, personne n'est fondamentalement mauvais. Mais il y a ceux qui sont libres et ceux qui ne le sont pas. Et pour tous, le mal est sans-visage.
Romaric JOUAN·RétrospectivesLa colline aux coquelicots, (Kokuriko zaka kara) de Goro Miyazaki : un fugitif passéC'est là tout l'itinéraire de La Colline aux coquelicots : au-delà des remous d'une histoire d'amour très chaste, emberlificotée dans une série de rebondissements théâtraux assez détonants pour une production Ghibli, au-delà même du film en soi et d'une animation réputée médiocre pour le studio, un vrai échange s'opère, presque pudique, entre deux générations : tout cela est désuet et donc terriblement indispensable.
Serge Théloma·RétrospectivesLe conte de la princesse Kaguya, d’Isao TakahataUne petite merveille que cette Princesse Kaguya. Un conte millénaire magnifiquement transposée au cinéma par Isao Takahata, le maître de l'animation japonaise.
Loïc Loew·RétrospectivesLe Voyage de Chihiro : La conquête de son espace.Le Voyage de Chihiro, c’est l’imaginaire poétique de Miyazaki à son meilleur. On retrouve son univers formel et thématique – la jeune héroïne, la dimension écologique, l’enfance comme âge de tous les possibles, le conte perdu entre merveilleux et réalisme magique – mais avec une puissance et une énergie décuplée.
Carine Freard·Regards croisésLe Tombeau des lucioles (Hotaru no Hana) : une cruauté poétiqueLe Tombeau des lucioles : du livre de Akiyuki Nosaka (1967) à son adaptation d'Isao Takahata (1988). Comment mêler tragédie et poésie : montrer la guerre au Japon en 1945 par deux enfants. Une dénonciation des adultes dans le sort tragique des enfants sacrifiés.
Sebastien Guilhermet·RétrospectivesPorco Rosso, de Hayao Miyazaki : la liberté donne des ailesDe Porco Rosso de Hayao Miyazaki, se dégage une forme de plénitude qui ne cesse de dissimuler un vague à l’âme qui vogue dans l’air avec douceur. Un récital d’animation qui navigue vers le réalisme mais qui n’en délaisse pas moins sa portée mélancolique. Bien au contraire.