"Minuit passé", le dernier roman graphique de Gaëlle Geniller, publié aux éditions Delcourt, prend pour cadre un manoir rempli de secrets et de souvenirs perdus. En suivant Guerlain et son jeune fils Nisse, l'auteure et dessinatrice nous entraîne dans une atmosphère envoûtante, où mystère, interactions entre passé et présent ou encore tendresse paternelle se rencontrent. Ce récit interroge la construction de soi et l’influence de l’enfance sur l’identité.
Avec "Grand Petit Homme" (Glénat), Zanzim met en scène un homme de petite taille, peu considéré, et désireux de devenir grand. Le roman graphique, qui emprunte beaucoup au septième art, interroge avec humour et finesse les notions de virilité, de séduction et de résilience, à travers les aventures singulières de Stanislas, anti-héros s'il en est.
Avec "La Maison des impies", Ed Brubaker et Sean Phillips nous plongent dans l’Amérique des années 1980, en pleine "panique satanique". Cet album marie horreur et polar noir, abordant les ravages psychologiques de cette époque tout en maintenant le suspense jusqu’à la dernière page. Le célèbre duo, fidèle à son esthétique, aboutit une nouvelle fois à un récit sombre et habilement construit.
Avec "Parjure", Simon Beauvarlet De Moismont et Nicolas Savoye signent une fresque noire et tragique sur fond de légendes vikings et de dilemmes spirituels. Ce roman graphique explore les liens de fraternité et de loyauté soumis aux passions humaines et aux injonctions culturelles. Parjure se distingue autant par sa densité narrative que par son réalisme visuel en noir et blanc, qui confère à l’histoire une atmosphère à la fois épique et mélancolique.
L’univers de "BRZRKR" s’élargit avec "Bloodlines", un album qui comporte deux nouvelles histoires de l’immortel guerrier B., inspiré des traits de Keanu Reeves. Ce premier tome, divisé entre "Poésie de la folie" et "L’Empire déchu", nous plonge dans des royaumes anciens aux destins sombres, où les batailles sanglantes ne sont que les pointes avancées de la violence et de la vengeance.
Avec "Les Météores", Jean-Christophe Deveney et Tommy Redolfi nous offrent une fresque intimiste sur fond d’apocalypse imminente. À travers une narration chorale, les auteurs explorent les vies ordinaires face à une situation extraordinaire : une météorite gigantesque se dirige vers la Terre. L'album s'attache aux failles humaines, aux relations sociales et aux interactions du quotidien, dans un décor enneigé où le silence et la menace de fin du monde résonnent en arrière-plan.
Les éditions HiComics nous emmènent dans un univers où des monstres géants, les Tetzas, sont soudainement apparus et ont profondément transformé la société. Dans "Dawnrunner", Ram V et Evan Cagle imaginent un futur où la survie se conjugue avec le spectacle, où des robots géants luttent contre des entités extraterrestres, sur le même mode que Pacific Rim. Par-delà les combats, voulus épiques, la série explore aussi des questions contemporaines comme le deuil, la communication et les dérives de la médiatisation.
Basé sur un roman de Karine Giébel, "Les Morsures de l'ombre" fait l'objet d'une adaptation graphique signée Miceal Beausang-O'Griafa et Xavier Delaporte, publiée aux éditions Philéas. On y suit une enquête haletante sur la disparition d'un capitaine de police, retenu captif par une femme obstinée et instable.
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.