"Cinéma et peinture" est un "beau-livre" indispensable. Il revient sur les liens étroits et indissociables entre les troisième et septième arts. Hitchcock, Kubrick, Godard, Lynch, Ford, Kurosawa, Eastwood, Ozu et beaucoup d'autres sont redevables à la peinture, qui a conditionné en partie leur rapport à l'image. Cet ouvrage en fait la démonstration.
Jack Arthur Johnson, Arthur Cravan. Le boxeur américain noir et le poète français prédadaïste sont appelés à se croiser. Ces deux provocateurs, respectivement issus d'une Amérique raciste et d'une Europe belliqueuse, vont interroger (grâce à Nine Antico et Grégoire Carlé) la ségrégation, les mobilisations forcées, l'institution du mariage, mais surtout la soif de liberté.
Cette "Introduction à la finance", rédigée par Olivier Bossard, vulgarise les matières financières en recourant à l'univers de "Largo Winch". L'entreprise de vulgarisation est louable et originale sur la forme, bien qu'académique sur le fond.
Au fil d'une bande dessinée didactique, Sylvain Savoia et Fabrice Erre racontent la guerre froide, Berlin divisée et les répercussions du Mur sur le quotidien des habitants de la capitale allemande. Si le récit est relativement convenu, l'entreprise de vulgarisation demeure appréciable.
Penseur inclassable, bien que parfois qualifié d'anarchiste chrétien, Jacques Ellul était guidé par la recherche de la liberté. Le court ouvrage de Patrick Chastenet, universitaire et spécialiste d'Ellul, revient sur la spécificité d'une pensée d'un auteur qui, écologiste avant l'heure, aide toujours à comprendre les dérives de la société technicienne.
Avec "Transperceneige : Extinctions", Jean-Marc Rochette et Matz remontent aux origines du Snowpiercer, notamment aperçu chez Bong Joon-ho. Ils racontent un désastre écologique en cours (réfugiés climatiques, tensions internationales) et portraiturent des groupuscules verts terroristes pour qui l'homme n'est rien de moins que le cancer de la terre...
Mon premier rêve en japonais de Camille Royer livre une belle partition : entre des rêveries fantastiques et le récit initiatique du quotidien de la très jeune Camille, cette bande dessinée est un doux écrin qui parle autant de l’enfance et de ses marasmes que du monde adulte et de la question du déracinement.
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.