En confiant les deux volets de La Bataille de Gaulle à Volker Bertelmann puis à Théo Cascio, Antonin Baudry fait de son diptyque un objet musical rare, dont la rupture sonore éclaire aussi la réception critique.
Rone seul sur un catamaran au large de La Réunion, à attendre plusieurs jours avant de jouer ses premières notes pour une baleine à bosse. Koki Nakano qui compose ses 27 minutes de musique pour les deux heures de film de Naomi Kawase sur le don d'organe pédiatrique au Japon. Kane Parsons, vingt ans, qui co-compose la bande originale du plus gros succès de l'histoire d'A24, pour des espaces 3D vides hérités d'un mythe internet. Trois films sortis cette semaine, trois compositeurs face à un même geste : continuer à composer quand la garantie du destinataire est partie.
Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.
Accouchant d'une musique purement fonctionnelle Marco Beltrami ne parvient toujours pas, sur Gods Of Egypt, à trouver le chef-d'oeuvre qui le fera régner aux côtés des plus grands.
Parcours atypique et récit d'un trajet contradictoire, le coeur du végétarien, qui n'aimait pas les légumes, balance entre l'animation et la musique électronique.
Le générique du film Spectre interprété par Sam Smith et titré Writing's on the Wall a remporté le prix de la meilleure chanson aux Golden Globes 2016. Déroutante, la mélodie qui donne un ton plutôt lugubre au 24ème opus de la saga James Bond 007 a su convaincre le public.
Découvrez la musique du film Black Générique Divin et musique hip-hop, une BO orchestrée par Hannes De Maeyer avec des artistes belges comme le groupe Soul’Art groupe dont fait partie l'actrice Martha Ganga Antonio, le feu rappeur Romano Daking...
L'univers musical, décomplexé et toujours entraînante, est en totale inadéquation avec le véritable contexte sous-jacent, problématique sociale qui touche beaucoup plus de jeune que l'on ne le croit, l'intégration dans une société moulée différemment. Et malheureusement le film ne développe jamais assez les personnages pour se concentrer sur une intrigue superficielle peu intéressante, mais il a le mérite d'injecter du sang neuf notamment grâce à l'OST.
Master of Sex balance entre un certain désir d'historiciser, coller aux années 50 et une empathie romanesque manipulée à coup de lyrisme sad indie ou néoclassique ambiant bien pensé. Sans compter sur le talent de Dominik Hauser, compositeur multimédia et chef d'orchestre, de formation jazz, à qui l'on doit le thème de la série : entre percussions et accordéon sur métaphores érotiques
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.