Rone seul sur un catamaran au large de La Réunion, à attendre plusieurs jours avant de jouer ses premières notes pour une baleine à bosse. Koki Nakano qui compose ses 27 minutes de musique pour les deux heures de film de Naomi Kawase sur le don d'organe pédiatrique au Japon. Kane Parsons, vingt ans, qui co-compose la bande originale du plus gros succès de l'histoire d'A24, pour des espaces 3D vides hérités d'un mythe internet. Trois films sortis cette semaine, trois compositeurs face à un même geste : continuer à composer quand la garantie du destinataire est partie.
Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.
Quand les salles d'enregistrement lui sont devenues inaccessibles, Jonny Greenwood a pris un violoncelle et réaccordé les cordes à la main, une prise après l'autre, pour atteindre chaque hauteur voulue. La contrainte n'a pas appauvri la texture orchestrale de The Power of the Dog. Elle a forcé une attention au geste que cent musiciens disponibles auraient rendue inutile. C'est là, dans cette chambre sans orchestre, que le son cesse d'être une intention et devient une matière.
Si l'on s'en donne un peu la peine, la bande-originale d'Un Traitre Idéal, composée par Marcelo Zarvos, offre une belle surprise musicale et cinématographique.
Edward Shearmur signe une bande-originale qui n'a d'intérêt que par ses six premiers morceaux... qui ne sont pas de lui. Pour le reste, désolé... on l'a déjà oublié !
Une nouvelle fois, la bande-originale composée par Alberto Iglesias pour le nouveau film d'Almodovar, Julieta, prend au tripes et ne les lâche que lorsque vous avez pleurer.
Cette musique de film est une merveille d'éclectisme, mettant aussi bien en avant les trop méconnus My Morning Jacket, que Lou Doillon ou même Charles Aznavour. L'écouter c'est ne plus l'oublier.
La bande-originale de Criminal, composée par Brian Tyler et Keith Power n'est pas très originale, mais elle est d'une efficacité redoutable, martelant pendant 72' des rythmes électroniques d'une efficacité redoutable, une réussite !
La bande-originale du Livre De La Jungle, composée par John Debney, est un étrange mélange de succès du film de 1967 et de compositions originales, beaucoup moins intéressantes. Le résultat est simplement mauvais...
Hommage à la grandeur de Louis XIV et au remarquable travail d'architecture du château de Versailles et de ses jardins, le générique d'ouverture de la série de Canal + plante le décor avec grâce et intensité en partie grâce à la musique ensorcelante du groupe électro M83.
Accouchant d'une musique purement fonctionnelle Marco Beltrami ne parvient toujours pas, sur Gods Of Egypt, à trouver le chef-d'oeuvre qui le fera régner aux côtés des plus grands.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.