Vendredi 13 et ses onze suites, The Ring et ses trois remakes, Evil Dead et ses multiples combinaisons... Les films d'horreur se déclinent en mille versions, réinventant sans cesse leurs monstres et démons. Derrière l'opportunisme commercial, ces remakes font transparaître l'évolution de nos craintes et nos meurs. A chaque époque, ses figures terrifiantes et angoisses contemporaines. Mais nos peurs ne sont-elles pas restées les mêmes ?
Adapté pour la première fois en 1968, le roman du français Pierre Boulle, La Planète des Singes, connaîtra dès lors tout un tas d’exploitations diverses : des suites, des téléfilms, des séries, des remakes, et dernièrement une trilogie de blockbusters à la pointe de la technologie. Mais comment réadapter ce qui fut déjà mis tant de fois en images, en continuant d’intéresser les nouvelles générations ?
"La vue finit par contaminer les autres sens, par s'y substituer : on peut voir le rire. La surdité de Quasimodo intensifie l'acuité de ses perceptions visuelles : il entend la chanson d'Esmeralda "dans ses yeux"" (IV,262) (Victor Hugo et le roman visionnaire, Victor Brombert, 1985)
Funny Games U.S. est un drôle d’énergumène. Un remake aux particularités bien distinctes, et qui derrière sa violence insoutenable, cache des velléités paradoxales.
Premier long métrage du cinéaste uruguayen Fede Alvarez (futur réalisateur de Don't Breathe), ce remake d'Evil Dead, dont la production fut supervisée par Sam Raimi et Bruce Campbell, permet de s'interroger sur les projets d'adaptation de classiques aux codes narratifs contemporains.
Parce que ce sont souvent les mots que l'on utilise le plus et qui nous paraissent les plus évidents qui, lorsque nous cherchons à les appréhender, nous échappent. Alors le "remake", re-make, a-t-il finalement un sens ?
Avec un projet de 30 millions de dollars, assez court pour un film de SF des années 90, La Jetée a refait le tour du Monde avec sa grande sœur, L'Armée des 12 singes, contaminant des regards par milliers sur le sens premier des images et de ce qu'on en fait, les dérives de la science sans contrôle, le dérèglement d'un Monde très connecté et devenu artificiel. Moi ça me rappelle un truc. Enfin, vaguement...
Dans la Mouche noire de 1958 et La mouche de 1987, on retrouve des figures féminines à la fois érotiques et monstrueuse. D'un film à son remake, l'adaptation de l'horreur garde le personnage féminin au cœur des plus grandes peurs.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.
Rencontre exclusive avec Rúnar Rúnarsson et Elín Sif Halldórsdóttir, réalisateur et actrice principale du film islandais "When the Light Breaks" (sortie le 19 février 2025). Découvrez leurs inspirations, l’histoire du film et les secrets de la production, ainsi que les réflexions sur le cinéma islandais et la musique de Johan Johansson. Entretien intime sur les défis du tournage de l’équipe.