How To Get Away With Murder, saison 3, épisode 1: critique

Episode 1 Saison 3 «  We’re Good People Now  » (« Nous sommes les gentils à présent« )

Synopsis : Annalise enseigne à une classe réduite des courts bénévoles de Clinique Juridique tandis que Frank est toujours en fuite. Annalise, apeurée, loue les services d’un détective privé pour le retrouver et l’arrêter. Durant l’été, chacun est resté en ville près du professeur afin de se rapprocher d’elle, après les événements traumatisants de l’année dernière. Mais, deux mois plus tard, un autre crime mystérieux a lieu, un proche d’Annalise…

Crime et Châtiment

En mars 2016, nous nous étions arrêté à la « résolution » suivante : Frank, payé par une femme de main du puissant Wallace Mahoney, place un micro dans la chambre d’Annalise qui s’apprête à révéler le suicide de la mère de Wes lorsque ce dernier est à l’origine de l’accident qui cause la mort de son enfant. Annalise apprenant l’implication de Frank ne veut plus de sa présence dans la maison. Laurel se retrouve seule à devoir récupérer la confiance de l’avocate. Michaela et Asher continuent de se « voir » en secret. Oliver s’est fait passé pour Connor auprès de l’université de Stanford pour ruiner ses chances et Wes décide de retrouver son père, ce fameux Wallace Mahoney. Mais un sniper lui tire une balle dans la tempe…

Le jeudi 22 septembre, les #ThanksGodIt’sThurday, soirées Shonda Rhimes, reprennent avec la suite « tant attendue » de la saison 3 de HTGAWM. Relativisons, de 14 à 8 millions de téléspectateurs au cours de la 1ère saison, la série est descendue sous la barre des 5 durant la 2ème et si les audiences suivent la pente, Shonda et Peter peuvent craindre de plonger sous les 3 millions et, par conséquent, l’arrêt possible de la série. S’il est vrai que la fraîcheur acidulée liée à la surprise de cette nouvelle série soap-judiciaire qui a crée l’événement en 2015 a laissé place à un schéma relativement bien rôdé entre flash-backs et temps présent, il faut aussi admettre que les scénaristes se sont reposés sur leurs acquis. Il faut s’attendre au choc de départ pour construire/déconstruire la toile sur 15 épisodes. Ici, nous partons sur un corps transporté sur brancard, celui du père de Wes? L’essoufflement se fait sentir et les seuls retours sur les mois précédents nous apprennent des banalités sur la Keating 5. La principale erreur est de vouloir repartir de zéro, chacun se comportant comme d’habitude, malgré ce qui s’est passé dans le manoir des Hapstall la saison précédente, alors qu’indubitablement quelque chose s’est brisé en chacun d’eux. L’overdose se faisait sentir il y a un an, à présent la lassitude prend le pas, d’autant plus que le condamné à défendre est un immigré en possession de marijuana et que nous nous désintéressons complètement de son sort. Il faut combler les vides et le soap prend le pas sur le judiciaire, notamment avec le morceau de jazz suave de l’afro-américain Michael Kiwanuka. La rupture d’Oliver et Connor ne semble pas naturelle et la crédibilité du show en prend sévèrement un coup. Le cliffhanger de fin surprend cependant, car les sauts se feront dans le futur. Les atmosphères bleuâtre froides renvoient aux flashforwards et la mort d’un membre de l’entourage proche d’Annalise/incendie de la demeure seront résolus avant la pause hivernale de novembre/décembre. Le tempo électro électrisant prend des allures de chorale grâce au titre de Son Lux « We Are The One ». Le who dunnit se transforme en who’s is not et chaque semaine on apprendra, par élimination, qui n’est pas mort, à en croire le trailer de promo de l’épisode 2. Nos hypothèses se portent sur Nate, le nouvel amour d’Annalise… Ou alors les nouveaux personnages, Meggy (nouvelle petite amie de Wes) ou la nouvelle tête de classe. A en croire nos confrères à Deadline, Mary J. Blige sera une guest dans cette nouvelle saison. Et selon vous, qui a été tué au cours de l’incendie? Frank est-il encore une fois responsable? Commencez à fomenter vos scénario… How To Get Away With Murder nous bercera, plus qu’elle nous emballera pendant près de 6 mois.

How To Get Away With Murder : Fiche Technique

Réalisation : Bill D’Elia
Scénario : Peter Nowalk
Interprétation: Viola Davis (Annalise Keating), Billy Brown II (Nate Leahy), Alfred Enoch (Wes Gibbins), Jack Falahee (Connor Walsh), Aja Naomi King (Michaela Pratt), Matt McGorry (Asher Millstone), Karla Souza (Laurel Castillo), Charlie Weber (Franck Delfino), Liza Weil (Bonnie Winterbottom), Conrad Ricamora (Oliver Hampton), Corbin Reid (Meggy Travers), Assaf Cohen(Karim Assaf)
Producteurs délégués: Shonda Rhimes, Peter Nowalk, Betsy Beers, Bill D’Elia
Studios de productions : ABC Studios et Shondaland Productions
Format : 15 épisodes de 42 minutes

How To Get Away With Murder : Titres des épisodes à venir

2) There Are Worse Things Than Murder (« Il y a des choses pires qu’un crime ») – 29 septembre – réalisé par Zetna Fuentes et écrit par Angela Robinson

3) Always Bet Black (« Toujours parier Noir ») – 6 octobre – réalisé par Stephen Cragg et écrit par Joe Fazzio

4) « Don’t Tell Annalise » (« N’en parle parle pas à Annalise« ) – 13 octobre –

Festival

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Programme de la 30ème édition du Festival du film francophone « Les Œillades » d’Albi

Du 17 au 22 novembre, le Festival du film francophone « Les Œillades » d'Albi soufflera ses trente bougies, en présence de trois invités d’honneur : le réalisateur marseillais Robert Guédiguian, le cinéaste franco-grec Costa-Gavras et l'actrice belge Natacha Régnier. Au programme de cet anniversaire marquant : 30 avant-premières prestigieuses réparties dans les trois salles albigeoises Arcé, Lapérouse et Cordeliers, dont 10 longs-métrages en compétition pour le Prix du Public, 10 séances « Reprises » pour redécouvrir les films coups de cœur de l'année, mais aussi la traditionnelle compétition de courts-métrages, une soirée consacrée à Jacques Tati, génie du burlesque moderne, une "petite nuit du cinéma" reconduite et un ciné-concert de clôture. Aperçu des festivités d'une 30ème édition qui s'annonce d'ores et déjà comme le rendez-vous incontournable de l'automne cinématographique tarnais.

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Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

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