Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.
Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.
Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Un retour sur la seconde journée de compétition du 6ème Paris International Fantastic Film Festival, où la programmation prouve à ceux qui en doutent encore que c'est le meilleur endroit pour découvrir des approches artistiques qui tentent de s'éloigner des sentiers battus et d'une industrie mainstream.
Retour sur le premier jour de compétition du PIFFF édition 2016 avec des films pleins d'idées, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, et surtout une programmation qui fait sa part belle à l'inimitable David Lynch.
Le 6ème Paris International Fantastic Film Festival est officiellement ouvert ! Première découverte : The Autopsy of Jane Doe, le premier film américain du norvégien André Øvredal.
Ce dimanche 13 novembre a eu lieu la soirée de clôture de la dix-septième édition de l'Arras Film Festival. Le palmarès du festival arrageois a été dévoilé, et le thriller humoristique hongrois 'Roues Libres' y est très présent.
Redécouverte à l'Arras Film Festival du formidable film d'animation des studios Aardman, Chicken Run. Une fable géniale - du visuel à la drôlerie du film, de l'écriture à la mise en scène - pour petits et grands qui suit des poules et des coqs préparer leur "Grande Évasion" de leur camp de production d’œufs et de tourtes !
Nouvelle découverte à l'Arras Film Festival avec la projection de The Spy and the Poet, un film estonien d'espionnage alliant sérieux et humour absurde (noir). Un long métrage surprenant mais à l'écriture hasardeuse.
À l'occasion de la programmation Visions de l'Est à l'Arras Film Festival, nous avons découvert La Vallée de la Paix, un film slovène de France Stiglic de 1956 récemment restauré. Le long métrage nous emmène en pleine guerre mondiale dans un pays peu exposé au cinéma, la Slovénie, pour nous faire suivre le périple de deux orphelins en quête d'un endroit où la guerre et la violence n'existeraient pas, la vallée de la paix. Un film incontournable.
Découverte en avant-première de Wonderland à l'Arras Film Festival. Un film catastrophe qui filme la Suisse menacée par un cataclysme météorologique. Ce qui aurait pu être un bon film de genre s'avère être un long métrage complètement foutraque.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.