Deauville 2025

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Deauville 2025 : Omaha, la route de l’abandon

Les États-Unis ne sont guère renommés pour leur politique sociale. Système d'assurance santé, d'indemnisation et d'assistance laissent parfois des individus totalement démunis. C'est cette réalité que dépeint "Omaha", un drame poignant sur un père de famille désespéré qui traverse le pays avec ses deux enfants. Malgré son rythme lent et son récit relativement prévisible, le film, qui a reçu le Prix du Jury, touche par sa sincérité.

Deauville 2025 : Vie privée, enquête thérapeutique

Que se passerait-t-il si un psychanalyste se mettait à pleurer lorsqu’on lui raconte notre vie ? Cette hypothèse, excitante comme « la promesse d’une blague juive » pour Rebecca Zlotowski, constitue le point de départ de "Vie privée", une comédie policière qui entremêle recherche de vérité et quête de soi. Porté par un casting impressionnant, dont la magnétique Jodie Foster en psychologue bourgeoise, le film compose un bon divertissement freudien, dont les changements de tons nuisent cependant à la profondeur.

Deauville 2025 : The Chronology of Water, le sang de la sirène

« Combien de miles faut-il parcourir pour arriver jusqu’à soi ? » Comment accepter et vaincre la douleur ? La réponse à ces questions universelles ne peut être que personnelle. En s’emparant de ce thème de la résilience et du roman autobiographique de Lidia Yuknavitch, La Mécanique des fluides, Kristen Stewart n’a pas choisi la facilité. Pour son premier long-métrage, elle a préféré l’audace, la créativité et l’affirmation singulière de sa vision d’artiste. Avec "Chronology of Water", elle nous invite à un voyage intérieur brut, viscéral, sensoriel, où les images se fracturent et se recomposent comme l’identité disloquée d’une femme brisée. Poignant.

Deauville 2025 : Eleanor The Great, paroles endeuillées

Trente ans après ses débuts, Scarlett Johansson réalise son premier long-métrage, "Eleanor The Great", un drame sensible sur le deuil, la mémoire et la réconciliation. Présenté à Cannes 2025, le film est aujourd'hui présenté en compétition officielle au Festival de Deauville 2025. Une œuvre intime et délicate qui explore la transmission intergénérationnelle et l’identité juive avec pudeur et émotion.

Deauville 2025 : The End, le bunker des égoïstes

Les comédies musicales sont rares. Encore plus au sein de la compétition du Festival de Deauville. "The End" de Joshua Oppenheimer faisait donc figure d'exception. En mettant en scène le quotidien d'une famille recluse après la fin du monde, le réalisateur américain s'attache aux mensonges, aux faux-semblants et aux vérités dont chacun se convainc pour rendre une situation effroyable acceptable. Malheureusement, rien ne fonctionne dans ce film excessivement bavard, qui ne fait sourire que par son ridicule.

Deauville 2025 : Left-Handed Girl, folles nuits à Tapei

Après "Gangs of Taïwan", le cinéma taïwanais continue de nous éblouir cette année. Sur le tapis rouge du Festival de Deauville, la réalisatrice Shih-Ching Tsou est venue présenter hier soir en avant-première son premier film, "Left-handed Girl", un drame intime et immersif qui nous plonge dans la vie et les secrets de trois générations de femmes. Une petite perle.

Deauville 2025 : La Couleur de l’argent, hommage à Paul Newman

À l’occasion du centenaire de la naissance de Paul Newman, le Festival de Deauville a souhaité rendre hommage à cette icône du cinéma hollywoodien. Ce mercredi 10 septembre, une cérémonie a ainsi célébré le travail et l’engagement de la star américaine, en présence de sa fille, Clea Newman. Témoignages vivants de l’aura de cet homme « d’action et de cœur », quelques-uns de ses films ont intégré la programmation du Festival, dont "La Couleur de l’argent", qui a rapporté à Paul Newman l’Oscar du meilleur acteur en 1987.

Deauville 2025 : Sovereign, aux armes, citoyens !

Lorsqu'un membre de sa famille a adhéré aux théories du complot et aux idées des "citoyens souverains", Christian Zwegal a décidé d'aborder ce sujet encore peu représenté dans son premier film, "Sovereign". Sous l'angle d'un jeune homme élevé dans ce bain contestataire, il traite d'une réalité américaine qui touche des centaines de milliers de personnes, de tout horizon, aux États-Unis. En mettant l'accent sur les paradoxes, et surtout les conséquences dévastatrices de cette mouvance sur la vie humaine, Sovereign compose un récit marquant. Tourné en Arkansas, sur le lieu même de la fusillade, ce drame authentique flirte parfois avec le documentaire.

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