Transformation du corps, sexualité, moqueries, isolement, jeux de pouvoir, l’adolescence s’accompagne d’un lot d’épreuves à la fois intimes et sociales. Avec "The Plague", Charlie Polinger nous plonge sans ménagement dans une piscine très viscérale du « coming of age », où la haine, le harcèlement et la violence attirent des garçons névrosés vers le fond. Un thriller étouffant, qui fonctionne surtout grâce à son atmosphère sonore anxiogène et sa mise en scène nerveuse.
Nul besoin d’être mélomane pour reconnaître que musique, temps et mémoire entretiennent un lien intime. Les chansons qui ont bercé notre jeunesse résonnent toujours en nous rappelant des souvenirs passés, heureux ou douloureux. Sur ce fondement, "Le Son des souvenirs" compose un récit d’amour et de folklore sur la fragilité de la passion, le poids du regret et la fuite des années. Dans le contexte de la Première Guerre mondiale, Oliver Hermanus signe un drame sensible qui souffre de son ton monocorde et de sa mise en scène académique.
Présenté il y a quelques jours en compétition à la Mostra de Venise, "Bugonia" a été présenté hier soir au Festival de Deauville, à l'occasion d'une avant-première exclusive. Dans cette comédie grinçante et horrifique, où l'on voit rouge et où l'on rit jaune, Yorgos Lanthimos poursuit sa critique de la société contemporaine à travers un huis-clos malaisant questionnant les frontières entre croyance et réalité. Un véritable ovni cinématographique.
Les sélections du Festival de Deauville se sont toujours attachées à la mise en valeur d’individus marginaux qui forment l’image d’une Amérique fracturée et composite. "The New West", premier film de la compétition, nous plonge dans le quotidien d’une famille matriarcale qui vit péniblement de la vente de chevaux élevés dans un ranch. Un drame sensible, féministe, à la fois doux et brut, qui compose un émouvant western contemporain.
Chaque année, le Festival de Deauville récompense, grâce au Deauville Talent Award, l’œuvre de cinéastes américains émérites. Une occasion exceptionnelle de reconnaître leurs talents, mais aussi de faire découvrir leurs films au public. Pour cette 51ème édition, c’est l’Australien Joel Edgerton qui a été choisi, aux côtés de Pamela Anderson. Acteur devenu scénariste, réalisateur et producteur, il a progressivement acquis une notoriété incontestable. Son deuxième long-métrage, "Boy Erased", dans lequel il interprète un thérapeute glaçant, a particulièrement marqué sa carrière.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.
Rencontre exclusive avec Rúnar Rúnarsson et Elín Sif Halldórsdóttir, réalisateur et actrice principale du film islandais "When the Light Breaks" (sortie le 19 février 2025). Découvrez leurs inspirations, l’histoire du film et les secrets de la production, ainsi que les réflexions sur le cinéma islandais et la musique de Johan Johansson. Entretien intime sur les défis du tournage de l’équipe.