The Vampire Diaries Saison 7, une série de Julie Plec : Critique

Après Arrow, Quantico, How To Get Away With Murder ou plus récemment Agents Of Shield, The Vampire Diaries saison 7 décide aussi d’intégrer les flash-forwards pour construire son histoire, à chaque début ou fin d’épisode, nous montrant nos héros trois ans plus tard, et leurs nouvelles situations (assez difficiles pour la plupart).

Synopsis : Plusieurs mois se sont écoulés depuis qu’Elena a été plongée dans un profond sommeil. Alors que la mère des Salvatore et ses hérétiques ont pris le contrôle de la ville, Stefan et Damon vont tout faire pour libérer Mystic Falls de leur emprise, tandis qu’Alaric de son côté, recherche une mystérieuse pierre afin de ramener Jo à la vie…

Une chasse aux vampires inintéressante…

Ce nouveau moyen de relancer l’intrigue, avec l’absence de son actrice principale Nina Dobrev, a eu le même effet qu’un pétard mouillé, complètement inutile avec un scénario prévisible mais surtout bien moins intéressant que les saisons précédentes. Contrairement à d’autres séries qui arrivent à créer l’événement, l’utilisation de ce mode de narration n’apporte aucune excitation pour le spectateur, surtout que nous suivons des événements futurs sortis de nulle part et qui mettent trop de temps pour avoir une concordance avec les situations du présent. En effet, la première partie de la saison 7 se concentre sur les frères Salvatore et les rapports qu’ils entretiennent avec leur mère, de retour dans leur vie, alors que les flash-forwards n’auront une réelle importance qu’à l’arrivée de Raina (l’antagoniste principale interprétée par Leslie-Anne Huff) présente dans les 10 derniers épisodes.
De plus, le seul but d’avoir apporté ces visions du futur est de chambouler le spectateur dans de nouvelles relations qui n’ont pas lieu d’être. On pense notamment au fait que Stefan et Caroline ne sont plus ensemble, que cette dernière est fiancée avec Alaric (alors qu’il est humain, elle est vampire, et qu’ils n’ont aucune alchimie à l’écran en tant que couple), Stefan s’est remit avec son premier amour Valérie (jouée par Elizabeth Blackmore, prochainement dans Supernatural), et l’ensemble des personnages n’ont plus gardé contact.
L’unique bonne surprise des flash-forwards fut la création du couple Bonnie/Enzo qui surprend tout le monde aussi bien les fans, que les personnages de la série, partageant une vraie connexion et vont parfaitement ensemble.

De manière générale, la saison est très décevante, et n’arrive pas à se renouveler après le départ de son héroïne. Julie Plec avait promit que la série allait se recentrer sur les deux frères, mais ils ont passé la totalité de la saison à se chamailler ou se disperser, Damon passant la plupart de ses scènes avec Bonnie, et Stephan avec Caroline ou Valérie.
De plus, on se lance dans une storyline de vampires hérétiques qui n’ont aucune personnalité, un développement qui n’intéresse pas grand monde, sans faire spécialement avancer l’ensemble de nos héros, à l’exception de Lily (Annie Wersching de 24h Chrono) pour sa relation conflictuel avec ses fils, ou Valérie qui sera la seule à tirer son épingle du jeu pour aider plusieurs fois Stefan ou Damon. Le soucis avec tous ces nouveaux personnages (qui est un défaut récurrent dans la série depuis ses débuts) est qu’ils sont sous développés, pas assez importants et disparaissent les uns après les autres comme l’ensemble des personnages secondaires de chaque saison, à la différence que cette année ils n’apportent aucun intérêt et montre peu de charisme contrairement à d’anciens personnage tel que Klaus (Joseph Morgan, héros du spin-off The Originals), Liv ou Jo pour ne relever qu’eux.

Finalement, le seul besoin des hérétiques dans le récit permet l’apparition du nouveau méchant : la chasseuse de vampires Raina qui les pourchassait. Dès son arrivée, la saison 7 se relève légèrement dans ses faibles storylines, mais alors qu’on imaginait une adversaire forte et sournoise, nous avons du réchauffé avec une chasseuse qui montre les mêmes capacités et la même faim de tuer du vampire que Jeremy (Steven R. McQueen) en saison 4. Ainsi, nous n’avons aucune envie de suivre ce protagoniste qui nous touche beaucoup moins que le précédent ennemi de la série, Kai, causant énormément de dégâts pour les personnages en saison 6. De ce fait, Raina, comme tous les nouveaux arrivants, ne nous donnent aucune attache, et enfoncent nos héros qui ne nous divertissent plus, laissant prévoir et espérer une conclusion à venir pour The Vampire Diaries qui offre ses plus mauvaises péripéties en sept ans d’existence.

Désormais nos personnages ont grandi, ils étaient accomplis et savaient ce qu’ils voulaient faire de leurs vies à la fin de la sixième saison, le problème étant qu’ils tournent en rond cette année, surtout avec Alaric, Matt, Caroline et Stefan. Réunir Alaric et Caroline est uniquement dû à la grossesse de son interprète, intégrée au scénario (d’un côté, ramener les fœtus de la défunte femme d’Alaric dans le corps de Caroline était une idée ingénieuse, mais de l’autre c’était complètement tiré par les cheveux), et cela avait pour seul but de créer un autre obstacle au couple vedette Stefan/Caroline, ralentir leur romance, alors qu’ils se retrouvent lors du final de la saison.
Le départ d’Elena est comblé par Bonnie qui se retrouve héroïne malgré elle, et au centre d’un nouveau trio avec Damon et Enzo (à l’instar d’Elena/Stephan/Damon les six premières saisons). Elle permet à Enzo d’exploiter tout son potentiel en lui donnant de bonnes storylines, par ailleurs avec l’introduction de L’Armury, organisation collectionnant les objets et reliques mystiques, nous en apprenons un peu plus sur les origines d’Enzo qui prendra les choses en main afin de protéger Bonnie de cette société qui a besoin de la sorcière pour ouvrir un caveau renfermant une créature dangereuse (sujet certainement développé en saison 8).
Pour terminer, alors que Bonnie et Enzo sont les points forts de la saison, et que les autres personnages sont survolés dans leur développement, Damon devient un personnage des plus décevants qui ne peut vivre sans sa Elena, égoïste en abandonnant son frère et sa meilleure amie Bonnie. Heureusement il tentera l’impossible pour se rattraper, mais encore une fois nous avons une redondance dans ces histoires, répétitions lassantes qui se confirment dans le final.

Nos héros réussissent à sauver Bonnie de la malédiction du chasseur dans ce dernier épisode, laissant Damon et Enzo dans le caveau, possédés par le monstre qui s’y trouve. Nous imaginons très facilement Stefan et Bonnie tout faire pour les sauver, encore une fois…
Chaque année l’un des frères est en danger et l’autre se donne pour objectif de la sauver la saison suivante. Cette saison 7 n’échappe pas à la règle renforçant notre lassitude face à ce manque de nouveauté.
Alors qu’on imagine Alaric repartir chez lui avec ses filles, nous pouvons espérer que le bon copain Matt, devenu insignifiant depuis longtemps, quitte définitivement Mystic Falls (et la série) avant que son rôle ne devienne de plus en plus médiocre.

Les départs de Nina Dobrev, Steven R. McQueen et Michael Trevino auraient pu lancer une nouvelle ère à la série, mais au contraire, Julie Plec n’arrive pas à générer de nouvelles idées novatrices à ses vampires, contrairement à son spin-off The Originals dont les possibilités narratives restent encore nombreuses à explorer.
Vu ce bilan qui nous laisse perplexe, The Vampire Diaries aurait dû s’arrêter au terme de sa sixième saison avec Damon qui prend le remède, afin de commencer une vie humaine avec Elena. La série continuera pour une huitième saison en septembre 2016 qui serait probablement la dernière, en espérant qu’elle réussira à relever le niveau pour s’achever en beauté…

La septième saison de The Vampire Diaries a réuni, en moyenne, 1,15 millions de téléspectateurs et un taux de 0,47 sur les 18/49 ans.

The Vampire Diaries Saison 7 : Bande-annonce

The Vampire Diaries Saison 7 : Fiche Technique

Créateurs : Julie Plec, Kevin Williamson
Réalisation : Marcos Siega, J. Miller Tobin, Liz Friedlander, Kevin Bray, John Dahl, Joshua Butler
Scénario : Julie Plec, L.J. Smith, Kevin Williamson, Brian Young, Barbie Kligman, Andrew Chambliss, Caroline Dries, Bryan Oh, Sean Reycraft, Bryan M. Holdman, Andrew Kreisberg, Gabrielle G. Stanton, Mike Daniels
Interprétation : Paul Wesley (Stefan), Ian Somerhalder (Damon), Katerina Graham (Bonnie), Candice King (Caroline), Zach Roerig (Matt), Matthew Davis (Alaric), Michael Malarkey (Enzo)
Direction artistique : Timothy David O’Brien
Décors : Karen Bruck
Costumes : Jennifer L. Bryan
Photographie : Paul M. Sommers
Montage : Joshua Butler, Lance Anderson, Sean Albertson, Shawn Paper
Effets visuels : Entity FX
Musique : Michael Suby
Producteurs : Pascal Verschooris, Caroline Dries, J. Miller Tobin, Sean Reycraft
Société(s) de production : Alloy Entertainment, Bonanza Productions, Outerbanks Entertainment, Sim Video, Warner Bros. Television, CBS Television Studios
Format : 22 épisodes de 42 minutes
Diffusion : CW
Genres : dramatique, fantastique
Etats-Unis – 2009

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Maxime Kasparian
Maxime Kasparianhttps://www.lemagducine.fr/
Etudiant master cinéma-audiovisuel, je suis un passionné du cinéma depuis mon plus jeune âge grâce la saga intergalactique Star Wars (il est évident de vous dire que mon film préféré jamais détrôné à ce jour est L’empire contre-attaque). J’ai aussi une profonde addiction pour les séries télévisées notamment Lost et 24h chrono qui sont pour moi les plus novatrices, et malgré mon âge qui a largement dépassé la vingtaine, je garde une âme d’enfant en continuant de regarder avec amour les nouveaux films d’animation Disney, Pixar et compagnie. Mes artistes de références : James Cameron, Steven Spielberg, Ridley Scott, JJ Abrams, Joss Whedon, Shonda Rhimes, Ewan McGregor, Michael Fassbender, Matthew McConaughey, Meryl Streep, Jennifer Lawrence, Sigourney Weaver, Cate Blanchett. J’espère percer dans la critique, j’adore parler et débattre du cinéma, de télévision, de séries télés qui sont, pour moi, les meilleurs moyens de s’évader, de faire rêver, mais aussi de refléter notre société et nos cultures.

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