Sleepy Hollow, saison 2 : Critique de la série

Synopsis: Ichabod Crane, espion pour le compte de George Washington durant la guerre d’indépendance se réveille au xxie siècle dans la ville de Sleepy Hollow, dans État de New York. Il n’est pas le seul à revenir d’entre les morts puisque le cavalier sans tête le suit et tue le shérif de la ville, August Corbin. Abbie Mills, ex-partenaire du shérif, se retrouve à faire équipe avec Crane pour résoudre les crimes et les mystères qui entourent le cavalier sans tête.

Le cavalier s’entête…

De cette série on attendait pas grand chose et, surprise, la première saison fut suffisamment délirante pour obtenir un joli succès d’audience et être reconduite pour une deuxième saison. On retrouve donc nos deux témoins de l’apocalypse, Ichabod et Abbie pour de nouvelles aventures face aux forces du mal, après un passage dans le purgatoire et la libération de Katrina Van Tassell. Le duo de choc tente de retrouver sa routine tout en essayant de gérer les profond changement dans leurs dynamique. Il faut maintenant compter sur le retour d’une épouse et la présence du cavalier de la guerre, Henry Parish, qui n’est autre que le fils d’Ichabod et Katrina, tandis que de nombreux personnages de tout bord convergent vers Sleepy Hollow.

Cette saison peut aisément se diviser en deux parties, une première particulièrement efficace et une deuxième un peu ratée. A cause d’un choix de production un peu hasardeux, la fox proposa non pas 13 épisodes comme l’année dernière mais 18. Une forme assez inédite dans le paysage télévisuel américain qui n’est pas sans conséquence sur la teneur de l’intrigue. Les 13 premiers épisodes présente donc la suite du combat contre Moloch et les divers plans d’Henry pour permettre son retour sur terre. Le développement est efficace, l’histoire palpitante et les relations entres les personnages évolue de la meilleure façon possible. Ichabod continue de s’adapter à son nouvel environnement, proposant toujours des analyses assez fines de nos coutumes modernes étranges et de nouveaux personnages viennent s’ajouter à la bande, comme Hawley, un chasseur de trésor, sorte de Benjamin Gates version télé. Ajoutant ça et là quelques indication toujours bien placé sur la vie et les loisirs des personnages (on va pas s’arrêter de vivre pour une apocalypse après tout), tout cela se suit sans déplaisir. Mieux, on a vraiment l’impression que la série a trouvé son rythme parfait, équilibrant avec justesse humour, action, horreur et culture générale. Il s’agirait presque d’un sans fautes, si certains personnages n’avait pas été laissé sur le bord de la route.

C’est malheureusement le cas de Katrina, qui malgré sa condition de sorcière et son lien avec Ichabod n’arrive pas à être intéressante. Une déception car le personnage avait franchement du potentiel, mais les scénaristes ne semblent pas véritablement inspirés par cette présence, pire elle semble véritablement être un fardeau, s’intégrant assez mal dans les intrigues et semblant toujours débarquer comme un cheveux sur la soupe et n’évoluant pas véritablement dans sa psychologie. Peut être que deux personnages féminin fort c’était trop osé pour les producteurs… Une occasion manquée de renforcer la mythologie de la série. Le pire arrivant après la mi-saison qui ressemble a s’y méprendre à une fin de saison. Toutes les intrigues se retrouvent résolues, bien qu’il reste encore quelques épisodes. Et à partir de là c’est un peu la chute libre…on se demande où va la série. Les nouvelles histoire ne semblent faire office que de remplissage, convoquant ça et là divers folklores du monde (La déesse Kali, Solomon Kane…) pour maintenir paresseusement l’attention. Avec quand même une réussite : l’histoire du tableau serial killer est un pur moment d’horreur qui fait froid dans le dos. Néanmoins le cavalier sans tête est toujours relégué au second (voir au troisième) plan et Henry, autrefois grand méchant, passe dans le décor sans faire de vagues.

La déception finale arrivera dans les deux derniers épisodes, où les auteurs nous font miroiter deux fois de suite un bouleversement majeur (le réveil d’un nouveau couvent de sorcière et un voyage dans le temps) qui aboutira chaque fois à une restauration du statut quo…même si la reprise de « Sympathy for the devil » en mode colonial est assez jouissive. Les scénaristes craignait sûrement l’annulation de la série et voulait proposer une fin satisfaisante pour les fans, mais maintenant qu’elle est renouvelée pour une troisième fournée, on ne peut que regretter ce manque de prise de risque qui aurait véritablement fait repartir la série vers de nouveaux horizons plus excitant. En l’état, cela n’augure plus grand chose de bon tant on se demande ce qu’ils pourront bien raconter par la suite. Toujours est il que Sleepy Hollow a fait le bon choix de rester divertissante et décomplexée en alliant parfaitement humour et références mystiques, avec des acteurs qui s’en donnent toujours à cœur joie.

Sleepy Hollow : Fiche Technique

Créateurs : Roberto Orci, Alex Kurtzman, Phillip Iscove, Len Wiseman
Chaîne de diffusion : FOX
Casting : Tom Mison, Katia Winter, Orlando Jones, Nicole Beharie, Lyndie Greenwood, Jahnee Wallace
Nationalité : Américaine
Genre : Science fiction, Thriller
Nombre d’épisodes : 18
Format : 42 minutes

 

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Vincent B.
Vincent B.https://www.lemagducine.fr/
Intéressé par tout, mais surtout n’importe quoi. Grand amateur de fantastique et de Science fiction débridé. Spécialiste Normand expatrié à Lille de la vague Sushi Typhoon (le seul qui s'en vante en tout cas). Je pense très sérieusement que l’on ne peut pas juger qu’un film est bon si l’on en a jamais vu de vraiment mauvais.

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