Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Plus qu'une fiction sur la vengeance, "L'Affaire Laura Stern" est une immersion sensorielle dans le "cri du silence" des victimes de violences et d'emprise. Une œuvre nécessaire qui déconstruit les mécanismes de la violence faite aux femmes pour en faire un combat collectif et politique. La série est diffusée sur France 2 en mars 2026 et disponible en streaming sur France Télévision.
"Les Saisons", la série écrite et réalisée par Nicolas Maury, s’éloigne des éclats et des récits sociaux pour épouser le souffle intime d’un trio amoureux. Entre mélancolie poétique et naturalisme doux, elle tente moins de raconter que de saisir le frémissement des sentiments, au rythme d’une lumière vendéenne et d’un temps qui tangue. Une œuvre sensible, qui crée son public en osant la lenteur et la langueur.
On n'a rarement vu série à la fois aussi violente, dans ses scènes trash comme dans son humour noir, et aussi incisive dans sa peinture de l'Amérique vue par le prisme du fantastique. Même si sa narration explosée et son rythme étirée risque de laisser plus d'un spectateur sur carreau, ceux qui feront l'effort de profiter entièrement de cette première saison sont assurés d'attendre la suite avec impatience.
Brillant de simplicité, cette comédie flirtant avec l'humour noir (ce que les anglais savent faire de mieux) est un bijou incomparable, faisant de notre propre misère, un gage sensationnel vers l'acceptation et l'accomplissement.
Lorsque les deux sœurs égocentriques de Cendrillon croisent la route de The Office, le conte ne peut qu'être hilarant. Comedy Central diffuse depuis le 15 juin 2016, la 2ème saison réunissant moins d'un demi million de téléspectateurs américains. On vous décrypte cette pépite.
Netflix a encore frappé et nous a offert un petit bijou à regarder cette été en l'absence de toutes nos séries annuelles. Stranger Things est un plat à savourer, mélangeant toutes les références et tous les succès de nos films cultes de science-fiction des années 80. À regarder de toute urgence, ne serait-ce que pour réveiller l'enfant qui est en toi !
En 4 épisodes, 4 pays, Ellen et Ian ont réussi à démontrer l'absurdité d'un combat qui ne devrait pas en être un en nous faisant découvrir les politiques et les enjeux actuels LGBTQ au Japon, au Brésil, en Jamaïque et aux Etats-Unis.
Retour sur l'épisode New Year's Eve, "L'Abominable mariée" ("The Effroyable Bride") qui a rassemblé plus d'un million de téléspectateurs français et plus de 8 de l'autre côté de la Manche, faisant de ce programme, le plus regardé du week-end.
Pour le plus grand plaisir de ses nombreux fans, Game of Thrones n'a rien perdu de son pouvoir de fascination. Comment, malgré la densité de son récit et le risque de lassitude du public, les showrunners ont-ils réussi à maintenir le cap de la série la plus suivie au monde?
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.