Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Pendant ce mois d'août, nous avons vu quelques pilotes, bien entendu, mais aussi commencé des saisons de séries plus confirmées. Au programme : les femmes trompées de Why Women kill, une famille de télévangélistes à la sauce Danny McBride avec The Righteous Gemstones, un combattant élu avec Wu Assassins, et les saisons 3 de Dear White People et 13 Reasons Why.
Glow saison 3, c'est le retour sous les projecteurs de nos reines du ring, mais cette fois, ceux de Las Vegas. Nouveau décor, nouveau public mais aussi nouvelles péripéties dans le monde fou des casinos et cabarets. Entre humour et glamour, cette nouvelle saison s'avère à la hauteur !
David Fincher et l’image du « Serial Killer », c’est une drôle d’histoire d’amour. Après son polar pluvieux qu’était Seven, sa dissection méthodique que fut Zodiac et sa plongée dans la Suède muette et viscérale de Millenium, voilà de nouveau le cinéaste se frotter à l’idée même du tueur en série. Mais comme on pouvait s’y attendre, Mindhunter se range plus du côté de Zodiac que de Seven dans sa manière d’appréhender le mal. Car à l’image de Zodiac, ce qui importe dans la série, ce n’est pas tant la représentation du mal et la violence des faits, mais plutôt la compréhension de la volonté d’un acte, le recoupement d’indices et la puissance des mots.
Après son petit pamphlet adolescent contre l’Amérique et la masculinité toxique, Assassination Nation, Sam Levinson revient cette fois-ci avec la série Euphoria, série « teen » qui analyse de près comme de loin les errements et les démons d’une jeunesse américaine en pleine phase de (dé)construction. Et c’est une réussite : on avait pas vu meilleure série « adolescente » depuis la première génération de Skins.
Les excités de la première minute et autres impressionnables au bulbe fragile font du nouveau produit Amazon le phénomène "série" du moment. Une dizaine de jours après sa sortie, prenons le temps de revenir sur cette première saison de The Boys, série développée par Eric Kripke d'après les comic books de Garth Ennis et Darick Robertson. Au programme du show : une transgression acceptable, une Terre de super-héros en manque d'Histoire et de mondialité, et une adaptation édulcorée.
Pour ce numéro des Fous de Pilotes, nous partons dans le futur pour apprendre à contrer les menaces extra-terrestres avec la série Pandora, sur CW, ou encore tenter d'entrer en contact avec un mystérieux artefact avec le space opéra Another Life, diffusé sur Netflix.
Orange Is The New Black tire sa révérence dans un florilège d'émotions. Une série chorale de 7 saisons qui aura souvent joué des fausses notes mais reste une symphonie inégalée.
La casa de papel saison 3 : Du politique et du romantique sont au menu de cette partie 3 aussi prévisible qu'efficace dans sa simplicité. Pourquoi quitter un schéma qui fonctionne sur petit écran ?
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.