To Walk Invisible : un film sur les soeurs Brontë

Sally Wainwright aux commandes d’un drame sur les célèbres soeurs Brontë

En 1979, André Téchiné sortait son mélancolique et magnifique film Les Soeurs Brontë incarnées par les toutes jeunes à l’époque Isabelle Adjani, Marie-France Pisier et Isabelle Huppert. Bien plus tôt, en 1946, paraissait La Vie passionnée des sœurs Brontë (Devotion), une version romancée de Curtis Bernhardt. Aujourd’hui, la réalisatrice et scénariste Sally Wainwright s’apprête à donner le jour à une nouvelle adaptation américaine pour BBC. Le film, titré To Walk Invisible : The Brontë Sisters, explorera la relation entre les frères et sœurs Brontë et ce père de famille autodidacte, qui a grandi dans la pauvreté et a encouragé ses enfants à se passionner pour les lettres. Et ce, quel que soit leur sexe !
Le drame de Sally Wainwright abordera aussi la relation de plus en plus difficile avec Branwell, le frère qui, suite à une histoire d’amour tragique, a fini par sombrer dans l’alcool et la drogue.

La créatrice de Happy Valley vient d’ailleurs de dévoiler le casting de son drame To Walk Invisible : The Brontë Sisters. Chloe Pirrie (War & Peace, Black Mirror) sera Emily Brontë et Finn Atkins (Common, Eden Lake) jouera sa sœur Charlotte. Charlie Murphy (Happy Valley, The Last Kingdom, Northmen : les derniers Vikings ) incarnera la plus jeune des trois soeurs, Anne. Quant au patriarche de la famille, il sera interprété par Jonathan Pryce ( Game of Thrones ). Enfin, le frère Branwell, dont le comportement destructeur menacera de déchirer la famille, sera joué par Adam Nagaitis (Les suffragettes, Happy Valley).

Sally Wainwright a écrit le scénario du film sur l’illustre famille d’écrivains. To Walk Invisible sera tourné dans les environs du Yorkshire, là où ces soeurs qui ont marquée la littérature anglaise ont vécu. Selon la BBC : « Les soeurs Brontë ont toujours représenté une énigme mais le drame brillamment authentique de Sally Wainwright va ramener à la vie ces femmes derrière les plus grands chef-d’oeuvre de la littérature. C’est une fable extraordinaire qui témoigne de la tragédie de cette famille, de leur passion et de leur détermination à faire reconnaître leur génie dans le monde masculin du 19ème siècle. »

Les Soeurs Brontë d’André Téchiné : bande-annonce

Festival

Cannes 2026 : Soudain, l’art de coexister

Avec "Soudain", Ryūsuke Hamaguchi investit pour la première fois la langue française et un EHPAD de banlieue parisienne pour y déposer ce qui l'a toujours obsédé : la manière dont les humains tentent de se rapprocher, malgré la maladie, malgré le système et malgré la mort qui rôde en silence. Une belle surprise, exigeante et tendre à la fois, même si elle met parfois à l'épreuve la patience du spectateur sur ses 3h15.

Cannes 2026 : The Match, en prolongation

Présenté à Cannes Première 2026, "The Match" rejoue le quart de finale Argentine-Angleterre de 1986 comme un récit politique, populaire et sportif, porté par la légende Maradona.

Cannes 2026 : Histoires parallèles, fictions imbriquées

La fiction peut-elle devenir une réalité ? Ou changer notre perception du réel ? Comment l'observation stimule-t-elle l'une de nos capacités les plus singulières, l'imagination ? En s'interrogeant ainsi sur la frontière entre invention et vérité, à travers les trois piliers que constituent l'écriture, l'image et le son, Asghar Farhadi propose dans "Histoires Parallèles" une ode théâtrale à la création qui décrypte la complexité des rapports humains.

Cannes 2026 : Fatherland, l’exil sans fin

Dans Fatherland, présenté à Cannes 2026, Pawel Pawlikowski filme Thomas Mann de retour dans une Allemagne déchirée, entre tensions géopolitiques et blessures intimes jamais refermées.

Newsletter

À ne pas manquer

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.