Cinéma

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Locke de Steven Knight : Critique du film

Sans effets spéciaux, sans mouvements de malade, avec seulement une poignée de valeurs de plans différentes, Steven Knight obtient un long-métrage au rythme lent, presque hypnotique, traversé de moments de beauté intense.

Sabotage de David Hayer : Critique du film

Sabotage s’adresse directement aux nostalgiques des années 80, ces années où Stallone et Schwarzenegger se tiraient la bourre à grands renforts de pectoraux aux amphétamines et de coups de fusils à pompe.

The raid 2, un film de Gareth Evans : Critique

Avec The Raid 2, le réalisateur Gallois a réussi la prouesse de mélanger film d'action ultra efficace et ultra violent et polar âpre et sombre dans l'univers mafieux.

American Nightmare 2 : Anarchy – Critique du film

Another night in hell : Cette suite d'American Nightmare, est bien plus efficace. Le huit clos laisse la place aux rues de Los Angeles. Un espace plus grand, offre de plus grandes possibilités et encore plus de psychopathes.

Requiem pour un massacre d’Elem Klinov : Critique du film

Requiem for a nightmare : Les horreurs perpétrées par les nazis dans nos contrées sont bien connues, relatées dans un bon nombre d’œuvres. Mais ce que l’on sait moins, c’est que la Russie –ou plutôt la Biélorussie- a également payé un lourd tribut.

Boyhood, un film de Richard Linklater : Critique

Boyhood retrace également tous les moments clés de la dernière décennie à travers l'univers de Mason. Son évolution graduelle et sans aucun trucage, est d'abord physique (cheveux courts, longs, rasés, et un look qui passe de skateur à indie rock)..

Mourir comme un homme de Joa Pedro Rodrigues : Critique du film

Mourir comme un homme narre le parcours de Tonia, une transsexuelle dans une Lisbonne fantasmée, où les ruelles et la nature désertes sont autant une représentation mentale de sa solitude qu'un miroir à peine déformé d'un monde violent qui rejette ses laissés pour compte, se joue toute la vérité humaine.

Jersey Boys de Clint Eastwood : Critique du film

Jersey Boys a un ton comique au début. Le cambriolage foireux, tout comme la rencontre de John Lloyd Young avec sa future femme Jacqueline Mazarella et des répliques cinglantes, font sourire.

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