Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Au delà de ce postulat de base (la divergence), le reste du film ne raconte pas grands chose et utilise à outrance les effets numériques pour faire du remplissage.
Après un passage décrié à Cannes, Lost River, le premier film de Ryan Gosling débarque sur nos écrans. Chef d'oeuvre fantasmagorique ou ratage complet ?
L'Astragale d'après le roman d'Albertine Sarazin, est un beau film qui a su allier le romanesque de l'intrigue à un noir et blanc accentuant le côté retro des années 50...
Le spectateur féru d’action survitaminée, d’explosions en tout genre et de cascades à couper le souffle en aura indiscutablement pour son argent. En la personne de James Wan, Hollywood vient de trouver une nouvelle valeur sûre.
C’est bien dommage que le réalisateur ne parvienne pas tirer ni de suspense ni de force émotionnelle en adaptant ce roman dont l'intrigue promettait pourtant un excellent thriller psychologique. Les bons choix de casting et la technique posent une ambiance qui malheureusement restera inexploitée.
Les enquêtes du département V : Profanation est un film qui laisse une impression étrange : tout y est fait pour plaire, et pourtant l'on éprouve quelques réticences...
Quel dommage que ce soit à l'occasion de ce film dépourvu d'enjeux scénaristiques que Jennifer Anniston se décide enfin à nous prouver qu'elle est capable de jouer sur un ton plus mélodramatique que ses habituels rôles. Des efforts qui ne permettent à donner corps à son personnage tant son évolution tourne en rond.
Que peut nous apporter, en 2014, une énième mouture sur cette dualité culturelle saxonne? La singularité De l'autre coté du mur est de marier ce classicisme un peu rétrograde à une forme d’utopie consolatrice...
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.