Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Russel Crowe signe ici son premier et choisit de traiter une page difficile de la Première Guerre mondiale. S'il ne réussit pas tout, son film à le mérite de la sincérité et d'une grande humanité.
Le film le plus réputé des frères Coen, met en scène un formidable personnage d'ancien hippie, qui ne vit que pour son précieux tapis et les litres de Russe Blanc qu'il ingurgite. Drôles à souhait, les frangins rient des tensions absurdes qu'il y a entre les personnages. Indispensable.
Un Voisin Trop Parfait, qui met en scène une Jennifer Lopez réduite à un rôle de "cougar" magnifique, racole à un point qui tombe dans le ridicule, à oublier...
Regarde Les Hommes Tomber symbolise le passage de témoin de Michel à Audiard. Loin de se contenter de regarder le grand homme tomber, le fils reprend le flambeau et impose à son tour une marque qui fera date dans le cinéma français.
L'Armée Des Ombres raconte le combat quotidien de citoyens normaux luttant pour résister à l'envahisseur nazie. Un combat où la mort est une question de chaque instant.
Mettant en scène des personnages simples dans une Amérique profonde, Fargo est un récit polaire d'une cynique cruauté, emprunt d'humour déstabilisant et absurde, ce conte funèbre dissèque la bêtise humaine...
En signant le très nécessaire Labyrinthe du silence, Giulio Ricciarelli retrace le combat d’un jeune procureur allemand, Johann Radmann (Alexander Fehling), pour confronter son pays aux criminels qu’elle porte en son sein, qu’elle protège plus ou moins consciemment.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.